RAP02702_1
DRAC Bretagne
Inventaire des sites fossoyés médiévaux du Morbihan
Secteur Nord (ancien Porhoët), cantons de
Baud, Cléguérec, Guémené
Locminé, Saint
Et relevés topographiques des sites de
-
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Rédaction du rapport
Inventaire des sites fossoyés médiévaux du Morbihan
(XIe-XIIIe siècle)
Secteur Nord (ancien Porhoët), cantons de
Baud, Cléguérec, Guémené
-sur-
Scorff, Pontivy, Josselin, Rohan,
Locminé, Saint
-Jean-Brévelay, La Trinité-Porhoët
Et relevés topographiques des sites de
-
Camp des Rouëts / Bodieu (com. Mohon)
-
Corboulo (com. Saint-Aignan)
-
La Haie (com. Pleugriffet)
-
Bodinais (com. Les Forges)
-
Tréganin (com. Baud)
-
Cohcastel (com. Bignan)
-
Er Hastel (com. Remungol)
-
Cravial (com. Lignol)
Rédaction du rapport
: Lucie Jeanneret
Intervention sur le terrain
: septembre-novembre 2011
Date de rédaction : novembre 2011
Année 2011
Inventaire des sites fossoyés médiévaux du Morbihan
Secteur Nord (ancien Porhoët), cantons de
:
Scorff, Pontivy, Josselin, Rohan,
:
Remerciements
A la DRAC Bretagne (Ministère de la Culture et de la Communication) pour le soutien financier accordé
Aux propriétaires des sites concernés :
Le Conseil Général du Morbihan et la Communauté de Communes du Porhoët (Bodieu)
M
me
Ramel-Flageul (Corboulo)
M
r
et M
me
Quelleuc (La Haie)
M
r
et M
me
Lécuyer (La Haie)
M
r
et M
me
Chérel (Bodinais)
M
me
Brown (Cravial)
M
r
Laudrin (Bourgerel)
M
r
et M
me
McNeil (Tréganin)
M
r
Simonneau (Cohcastel)
M
r
et M
me
Le Floch (Saint-Tugdual)
M
r
Guilloux (Govran)
Aux bénévoles, étudiants ou non, qui ont permis la réalisation de tous les travaux de relevés présentés :
M
r
Richard Jonvel, archéologue, Univarchéo, Université de Picardie-Jules Verne (UPJV)
M
elle
Elsa Pichon, assistante-ingénieur, Laboratoire d’Archéologie et d’Histoire Merlat (LAHM),
Université Rennes 2
M
elle
Isabelle Brunie, doctorante en archéologie, Université de Rennes 2 – Haute-Bretagne (UHB)
M
elle
Marie Guillon, Master II Archéologie et Histoire, UHB
M
elle
Maryline Lenouvel, Master I Archéologie et Histoire, UHB
M
r
Oscar Singer, Master I Archéologie et Histoire, UHB
M
r
Thibaut Peres, Master I Archéologie et Histoire, UHB
M
elle
Enora Maguet, Licence 3 Histoire/Archéologie, UHB
M
elle
Maelenn Lebrun, Licence 3 Histoire/Archéologie, UHB
M
r
Mathieu Le Boulch, Licence 3 Histoire/Archéologie, UHB
A Yves Roumégoux, conservateur (Morbihan), SRA Bretagne
A Marie-Dominique Pinel, Centre de documentation SRA Bretagne
A Olivier Agogué et Karine Vincent, Service archéologique du Morbihan, CG56
A Gilles Guillemot, Communauté de Communes du Porhoët
A Françoise Ramel-Flageul, Pays de Pontivy
A Jean-Marc Depluvrez, historien
A Sébastien Daré, archéologue (C.E.R.A.M.)
Aux membres de l’association RIB (Recherche Imprimerie de Bréhan) et à Hélène Morel, présidente ;
Ainsi qu’aux dépôts d’archives des départements du Morbihan et de Loire-Atlantique.
Pour leur aide dans ce travail.
Sommaire
Section administrative : ....................................................................................................................... 4
Autorisation de prospection .................................................................................................... 4
Carte de localisation de la zone de prospection ..................................................................... 6
Introduction – Résumé du projet ........................................................................................................ 7
PARTIE I : ............................................................................................................................................ 9
Méthodologie et bilan de l’inventaire ........................................................................ 9
I. Méthodologie de l’inventaire ...................................................................................................... 9
Etat de l’inventaire .................................................................................................................. 9
Etablissement du corpus ......................................................................................................... 9
Bilan quantitatif ..................................................................................................................... 14
II. Etude de terrain : choix des sites et méthodologie ................................................................... 17
Etat de conservation des sites ............................................................................................... 17
Méthodologie du relevé topographique ............................................................................... 18
III. Bilan de l’inventaire ............................................................................................................... 21
Environnement historique..................................................................................................... 21
Cartographie et répartition des sites .................................................................................... 22
Importance historique et morphologie des sites .................................................................. 23
PARTIE II - Inventaire des sites .............................................................................................................. 27
Tableau de synthèse des sites répertoriés ............................................................................ 27
I. Les sites conservés .............................................................................................................. 29n.n.
II. Les sites détruits .................................................................................................................. 31n.n.
III. Les sites hypothétiques ................................................................................................... 32n.n.
Section administrative :
Autorisation de prospection
Carte de localisation de la zone de prospection
Introduction – Résumé du projet
Ce programme de prospection thématique a
pour objet l’inventaire de l’ensemble des sites
aristocratiques médiévaux conservés et connus
dans une zone d’étude couvrant une grande
partie nord du département du Morbihan (cf.
carte). Il est destiné à compléter la
documentation archéologique disponible sur ce
sujet pour une période correspondant aux Xe-XIIIe
siècles.
Les sites pris en compte dans cette étude sont
des sites fortifiés et / ou fossoyés, liés à
l’aristocratie médiévale (XIe-XIIIe siècles).
L’inventaire concerne donc principalement les
sites de type motte et enceinte. A côté des
quelques forteresses majeures qui apparaissent
au début de l’époque dite « féodale », la période
charnière des XIe-XIIe siècles correspond
également à la multiplication de fortifications de
moindre ampleur, la plupart de terre, telles que
les mottes, les plates-formes ou encore les
enceintes, qui viennent selon leur importance,
jouer un rôle dans un vaste dispositif de mise en
défense du duché breton et des nouvelles
châtellenies et d'affirmation du pouvoir
seigneurial sur le territoire. Ce pouvoir seigneurial
s’incarne dans des édifices de terre, de bois et/ou
de pierre dont les vestiges sont aujourd’hui
menacés. En effet les structures fossoyées ne font
que très rarement l’objet de protection
1
et ne
sont que partiellement recensées. La destruction
de ces sites de type motte et enceinte se produit
encore trop fréquemment et ce sans aucun suivi
archéologique. Il est donc nécessaire pour
protéger ce patrimoine d’en dresser un inventaire
exhaustif. Les études du XIXe siècle ont eu
tendance à regrouper un grand nombre de
structures sous le terme de « fortifications de
terre » ou « de pierre ». Enceintes rectangulaires,
ovoïdes ou circulaires, mottes rondes ont parfois
1
Sur l’ensemble de l’aire de prospection, seuls deux sites sont
protégés au titre des Monuments Historiques : le Camp des
Rouëts à Mohon depuis 1975 et Le Corboulo à Saint-Aignan
depuis 1995.Classement qui répond dans les deux cas à une
mobilisation des élus locaux pour « sauver » les sites d’une
destruction annoncée.
été rattachées à une même réalité, toutefois les
sites, dès cette époque, sont reconnus et
inventoriés. Le modèle de la motte d’Arcisse de
Caumont, le plus souvent repris, est celui d’un
tertre surmonté d’une tour de bois, entourée
d’une palissade et avec une basse-cour à sa base.
Il est vrai qu’en dehors de cette représentation
« idéale » nous ne disposons que de très peu de
données issues d’étude archéologique et de
fouilles pour venir compléter et préciser cette
vision. Ce premier travail permettra par la suite
d’envisager l’étude de la mise en place de réseaux
castraux autour d'une frontière et d'analyser les
liens entre l'implantation de ces sidences
seigneuriales, notamment les plus modestes, et la
mise en valeur du terroir au cours du Moyen Age
central. Cette analyse fera l’objet d’une thèse,
dont l’achèvement est prévu en 2013.
Le projet ici présenté s’inscrit en effet dans le
cadre d’une thèse de doctorat, débutée en
novembre 2009 et intitulée « Les résidences
aristocratiques du Vannetais : étude de la
structuration des pouvoirs et du peuplement au
Moyen Age (Xe-XIIIe siècles) ». L’inventaire
exhaustif des sites est donc un préalable à cette
étude à la fois archéologique et historique. Dans
ce cadre, les recherches menées sur le terrain
sont amenées à compléter et enrichir les dossiers
de la Carte Archéologique. Suite à un premier
inventaire mené sur le sud-est du Morbihan en
2010, il nous a semblé intéressant de poursuivre
ce travail sur les mêmes bases et selon les mêmes
méthodes pour la partie nord du Morbihan. Le
choix de cette zone géographique, regroupant 9
cantons, correspond à la fois à un découpage
administratif actuel (cadre qui nous semble
davantage correspondre à une étude destinée à
enrichir la carte archéologique du département),
mais également dans ses grandes lignes à une
unité historique des XIIe-XIIIe siècle : la vicomté
de Rohan. Ce choix offre donc une cohérence à la
fois historique et administrative qui permettra des
analyses de répartition des sites et des sources
historiques plus complètes que celles proposées
en 2010 (sur une zone géographique qui était
alors répartie à la fois entre les anciens comtés de
Rennes, de Nantes et de Vannes, entre diverses
seigneuries et un territoire ducal important).
Parallèlement à l’établissement de ce corpus de
sites médiévaux, une campagne de relevés
topographiques est destinée à enrichir la
documentation archéologique sur le sujet et à
offrir des points de comparaison fiables quant à la
morphologie des sites fossoyés. Cette phase de
relevés de terrain est le principal aspect de ce
projet. Un projet similaire a émené début 2009
dans la région de Fougères (Ille-et-Vilaine), en
collaboration avec le Laboratoire d’Histoire et
d’Archéologie Médiévales de l’Université de
Picardie (le rapport est consultable au SRA de
Bretagne), puis une seconde campagne a été
organisée du 25 novembre au 4 décembre 2010
sur quatre sites du sud-est du Morbihan
2
avec le
soutien de la DRAC Bretagne et du LAHM
3
.
La thématique choisie, celle des mottes, et plus
largement des fortifications de terre attribuées à
l’époque médiévale (Xe-XIIIe siècle), est abordée
sous l’angle de l’analyse morphologique depuis
près de trois décennies. Le colloque organisé par
Michel de Bouärd en 1980 à Caen marque le
début du travail sur cet élément clé de la société
médiévale. Deux ans plus tard, Jean-Marie Pesez,
alors vice-président du Conseil scientifique de la
recherche archéologique poursuit ce travail en
suscitant la création d’un PCR consacré à ces
mottes. Ce travail collectif, voulu à l’échelle de la
France, mène à la création d’un lexique précis et
d’une fiche descriptive normalisés afin de
recueillir les données sur ces sites que toutes les
régions ou presque connaissent mais sur lesquels
les chercheurs manquent de vue d’ensemble. Ce
travail important n’a malheureusement pas abouti
à la synthèse espérée, mais cet essai de définition
des sites fossoyés a néanmoins suscité des
recherches au niveau régional sur ces
thématiques, aujourd’hui largement étudiées en
Normandie, en Picardie ou encore en Bourgogne.
LE travail de topographie dont la nécessité avait
déjà été mise en avant dans les années 1980
2
L. Jeanneret, Inventaire des sites fossoyés médiévaux
du sud-est du Morbihan (Xe-XIIIe siècles), 2010, SRA
Bretagne
3
Laboratoire d’Archéologie et d’Histoire Merlat
demandait également un investissement humain
très important. Les techniques aujourd’hui
disponibles permettent de reprendre ce travail
avec un gain de temps considérable. Les
programmes de relevés sont aujourd’hui bien
développés dans la moitié nord de la France : le
PCR « Étude microtopographique des
fortifications de terre de Haute-Normandie »,
sous la direction d’Anne-Marie Flambard-Héricher
développe depuis 2005 un programme de relevé
topographique d’un grand nombre de fortification
de terre, c’est également le cas en Bourgogne
4
, ou
encore en Picardie
5
.
Dans ce contexte, nous proposons donc ici sur
un petit territoire un état des lieux des structures
aristocratiques médiévales encore conservées ou
connues et de leur morphologie, afin d’alimenter
à la fois la connaissance de ces sites à la fois
individuellement mais également à l’échelle
régionale. Nous jetterons quelques pistes de
l’étude de ce territoire dans un rapide bilan de
l’inventaire en fin de présentation.
4
5
Travail mené par R. Jonvel (UPJV) sur l’Amiénois
notamment.
PARTIE I :
Méthodologie et bilan de
l’inventaire
I. Méthodologie de l’inventaire
Etat de l’inventaire
L’étude concernant les résidences
aristocratiques du Morbihan a débuté en
novembre 2009. La première année a été
consacrée à la partie sud-est du Morbihan
6
. Il
avait permis de férencer 32 sites, dont 26
attestés.
L’année 2011 a été consacrée à une zone
géographique avec une réelle cohérence
historique qui correspond à la partie
morbihannaise de l’ancien comté de Porhoët, soit
une grande partie nord du département (cf.
carte).
L’inventaire devant être achevé en 2012 dans le
cadre de la thèse, deux nouveaux programmes de
prospection doivent débuter en janvier 2012. L’un
portera sur la partie du Porhoët actuellement
dans le département des Côtes-d’Armor (40
communes environ). Les sites, déjà repérés et
inventoriés, feront l’objet d’une prospection de
janvier à avril. Une seconde partie portera sur la
partie sud-ouest du Morbihan, entre Vannes et
Hennebont, afin d’achever l’inventaire des sites
correspondant à l’ancien comté de Vannes. Ce
travail a déjà été débuté par les communes
situées entre Grandchamp et Pluvigner et sera
achevé en août 2012. Les sites les plus
intéressants seront relevés également durant
l’hiver 2012.
Etablissement du corpus
Les données ici présentées sont volontairement
synthétiques : l’ensemble des sources utilisées
(archives, références bibliographiques) sont
détaillées dans les fiches de sites (partie II). Nous
apportons ici une présentation rapide des
données disponibles et des ressources utilisées.
6
Rapport consultable au SRA Bretagne
Les travaux d’inventaires
L’inventaire a été dressé et réactualisé à partir
de plusieurs sources. Tout d’abord les fichiers de
la Carte Archéologique, mis à disposition par le
SRA Bretagne. Une partie des sites présentés et en
élévation y sont recensés (environ 60% des sites
en élévation). Les données sont plus inégales
concernant les sites aujourd’hui disparus. Pour les
retrouver plusieurs recours sont possibles : la
documentation médiévale et moderne (présentée
ci-dessous), les documents cadastraux ainsi que la
bibliographie ancienne. Les érudits du XIXe siècle
ont été actifs en Bretagne comme dans les autres
régions de France dès le milieu du XIXe siècle.
Leurs dictionnaires, inventaires des antiquités, des
monuments religieux, sont une base essentielle
de nos recherches. Dans le cadre de ce travail
d’inventaire plusieurs ouvrages sont importants :
- Le Morbihan, son histoire et ses monuments de
François-Marie Cayot-Délandre, publié en 1847
est sans doute le plus complet et le plus précis
pour cette aire géographique. Les identifications
de sites sont parfois incertaines : de très
nombreux « retranchements » sont cités sans plus
de description. Les confusions motte/tumulus
sont toujours existantes, mais sa connaissance de
la réalité des sites médiévaux est tout de même
réelle.
- les travaux du vicomte Paul Aveneau de la
Grancière sont particulièrement importants dans
cette zone, notamment en raison de ses quelques
interventions sur le terrain lors de fouilles de ce
qu’il interprétait souvent au premier abord
comme tumulus. Un bilan de ses recherches est
publié dans le Bulletin de la société polymathique
du Morbihan de 1900 à 1904. Toutefois, les
descriptions sont souvent trop concises, comme
par exemple dans le cas de la fouille de la motte
du Corboulo (Saint-Aignan) pour laquelle il
mentionne l’existence de murs maçonnés au
sommet, ainsi que la couverte de céramique de
cuisine, sans plus de précision. Il est à déplorer
que ses archives personnelles, contenant peut-
être plus de détail, ne soient pas localisées, et que
le mobilier issu de ces fouilles soit aujourd’hui
perdu.
- les divers inventaires dressés par Louis-
Théophile Rowenzweig, publiés dans le Bulletin de
la société polymathique du Morbihan de 1860 à
1862, et qui sont réunis dans une publication plus
récente. Quelques uns des sites sont mentionnés,
sans que cela nous apporte de données
supplémentaires.
- quelques mentions sont issues des ouvrages de
Joseph-Marie Le Mené, notamment de son
Histoire archéologique, féodale et religieuse des
paroisses du diocèse de Vannes, publié en 1891. Il
s’agit toutefois souvent de la reprise des données
de François-Marie Cayot-Délandre et une partie
de la zone de prospection 2011 se trouve en
dehors du diocèse de Vannes (entre le diocèse de
Saint-Malo à l’est et celui de Saint-Brieuc pour
toute la frange nord).
- Enfin, de nombreux articles traitant des
« antiquités » du Morbihan ont paru dans les
Bulletins de la Société Polymathique du Morbihan
(B.S.P.M.). Leur dépouillement apporte donc
également sont lot d’information.
Plus récemment, plusieurs mémoires, non
publiés, ont apporté des indications
supplémentaires pour cette étude. Il s’agit d’une
part de l’étude de Nicolas Le Badézet sur les
mottes et les enceintes du Morbihan réalisée en
2002
7
. Ce travail présente un premier inventaire
des sites du département. Il est ici complété par
quelques fiches de sites qui n’y étaient pas
mentionnés, ainsi que par l’étude historique à
l’échelle micro-régionale et des plans cadastraux
qui n’avaient pas été ajoutés.
L’étude plus ancienne d’Emile Brochard, réalisée
en 1994 à l’université de Caen et portant cette
fois sur le diocèse de Vannes, n’apporte pas plus
d’indications. Dans les deux cas le travail de
terrain restait à faire. Aucun plan ou observations
n’étaient donc exploitables, les sources
historiques n’ont pas non plus été prises en
compte systématiquement. Ce sont sur ces deux
points que nous avons axé nos recherches.
Cette documentation, la plus accessible, a
permis l’établissement d’un premier corpus de
sites. Il a toutefois fallu compléter la
7
Mémoire de D.E.A. soutenu à l’université de Rennes
2. Direction : Daniel Pichot.
documentation pour chacun d’entre eux, par
l’étude des sources historiques et surtout de la
documentation iconographique et planimétrique,
souvent laissée de côté par les études anciennes.
Documentation historique : archives
médiévales et modernes
La documentation médiévale est relativement
rare concernant les sites étudiés. Elle se divise en
deux parts. La première concerne les forteresses
majeures, c’est-à-dire des fortifications de terre
ou de pierre (ou de terre puis de pierre comme
dans le cas de Rohan ou de Guémené-sur-Scorff
par exemple) qui sont liées à des seigneuries
importantes. Elles sont peu nombreuses dans la
zone étudiées puisque nous l’avons restreint à
l’emprise de l’ancien comté de Porhoët, qui se
divise donc jusqu’au XIIIe siècle entre la vicomté
de Porhoët à l’est et la vicomté de Rohan à l’ouest
(nous pourrions rajouter la seigneurie de Corlay,
mais celle-ci se trouvant sur le département des
Côtes-d’Armor, elle n’a pas été étudiée cette
année). Les mentions de castrum concernent donc
les fortifications établies ou détenues par les
familles de Porhoët et de Rohan, à savoir
Château-Thro, Castennec, Josselin, Rohan,
Pontivy, Guémené-sur-Scorff et Bodieu (Mohon).
Il s’agit majoritairement d’actes de donation ou
de confirmation de donation par les seigneurs à
divers établissements religieux qui implantent
d’assez nombreux prieurés autour de ces
châteaux. Cette association des pouvoirs, qui rend
les fortifications visibles dans les textes, explique
également la réussite économique et sociale de
ces villes qui ont perduré et se sont développées
autour de ces bourgs castraux l’exception des
sites très tôt abandonnés ou déclassés comme
Château-Thro, Castennec et Bodieu).
Les quelques actes contemporains de la période
étudiés ont été inclus dans la base de données
d’inventaire (cf. fiches). Ils ont presque tous été
copiés et publiés par L.-T. Rosenzweig dans son
Cartulaire général du Morbihan: recueil de
documents authentiques pour servir à l'histoire
des pays qui forment ce département, publié en
1895.
L’ensemble des sites moins importants est
absent des textes, pour plusieurs raisons. L’une
est l’absence systématique d’association avec le
pouvoir religieux, ce qui limite considérablement
les donations faites par les seigneurs de moindre
rang à diverses abbayes. L’éloignement des
résidences par rapport au centre paroissial
explique aussi que les donations faites par des
seigneurs de paroisse ne concernent jamais les
environs d’une résidence, qui n’est donc jamais
mentionnée. S’ajoute à cela la destruction d’un
certain nombre de fond d’archives de ces abbayes
implantées dans le nord du Morbihan,
notamment pour l’abbaye de Bon-Repos (seule
une copie de la charte de fondation est conservée
aux archives départementale des Côtes-d’Armor)
ou encore celle de Lantenac (commune de La
Ferrière, Côtes-d’Armor).
Il est donc nécessaire de recourir aux documents
d’archives plus récents pour lier les sites
archéologiques à des familles seigneuriales. Le
problème des mutations de seigneuries, des
modifications profondes de la seigneurie et des
lignages à la fin du Moyen Age, ne peut pas être
surmonté par cette approche, mais nous pouvons
aborder l’histoire de ces sites sur un temps plus
long, notamment la question de leur inclusion
dans un nouvel environnement aristocratique.
C’est donc grâce à cette documentation des XVe-
XVIIIe siècle que nous pouvons rattacher un
certain nombre de sites à une seigneurie et à un
terroir.
Nous avons donc consulté les actes conservés
aux archives départementales de Loire-Atlantique
pour les seigneuries identifiées comme étant
antérieures au XVe siècle. Ce corpus d’aveux et de
dénombrements, conservés dans la Série B (cours
et juridictions de l’ancien régime, qui conserve à
Nantes tous les documents de la Chambre des
comptes de l’ancien duché de Bretagne). Nous
retrouvons au milieu de diverses possessions la
mention de quelques mottes, appartenant au fief
primitif de la famille (dans ce cas on les retrouve
toujours à proximité du manoir seigneurial, à la
fois sur le terrain et dans les textes) ou incluses
par alliance ou rachat dans la seigneurie moderne
(dans ce cas la mention de la motte est souvent
omise ou alors repoussée plus loin dans l’aveu).
De nouvelles mentions de mottes encore
inconnues et disparues aujourd’hui ont été
relevées lors de ce dépouillement, mais pour des
paroisses n’appartenant pas à notre zone de
prospection annuelle. Elles concernent les
paroisses du sud du département (Limerzel,
Pluvigner notamment).
Il faut encore une fois rappeler que les données
issues de cette documentation tardive ne peuvent
pas être rapprochées de la situation des XIe-XIIIe
siècles. Le plus souvent les lignées seigneuriales
ont changé de nom par alliance ou lors d’un
rachat de fief. Les noms des seigneurs du XVe
siècle sont donc rarement ceux que l’on peut
retrouver dans la documentation antérieure au
XIIIe siècle. Ces sources ne permettent donc que
d’identifier des sites sans connaître leur
possesseur originel.
La zone étudiée relève principalement de la
vicomté de Rohan, nous avons intégralement
dépouillés les registres de cette vicomté (B 1982,
Comté de Porhoët, B 1985, Seigneurie de Rohan,
B 1983, terrier de la sénéchaussée de Ploërmel
pour les principaux). Mais l’emprise géographique
est telle que les indications sont trop succinctes
pour qu’un site fossoyé y soit mentionné. Nous ne
disposons donc que de noms de personnes pour
tout cet ensemble. Les aveux des petites
seigneuries doivent être conservés dans les fonds
privés des Rohan (que nous n’avons pas consulté
cette année) ou détruits.
A ces limites de la documentation écrite s’ajoute
le fait qu’une grande partie des résidences
seigneuriales a disparu ou n’avait pas adopté la
forme d’une motte ou d’une plate-forme fossoyée
(ces éléments en terre étant peu repris, on
déplace souvent la résidence à proximité sans
effacer ce vestige « encombrant »). Il est certain
que de nombreux seigneurs locaux devaient
habiter au moins depuis le XIIIe siècle des
résidences qui s’apparentent davantage à des
manoirs. Ceux-ci contraignant assez peu
l’environnement, ils ont pu être repris ou
remplacés par des manoirs de pierre à la fin du
Moyen Age ou à l’époque moderne. Il est donc
certain qu’une partie des manoirs encore en
élévation, que l’on retrouve cette fois dans la
documentation moderne (aveux et
dénombrements de seigneuries), ont pris la suite
de résidences que l’on peut qualifier sans peine
d’aristocratique même si elles n’avaient pas
forcément d’aspect fortifié oui fossoyé.
La documentation cartographique et
planimétrique
L’une des sources primordiales pour les travaux
d’inventaire reste le cadastre ancien. Il s’agit du
seul document cadastral exhaustif dans la région,
aucun plan terrier n’ayant été dressé avant le XIXe
siècle. Si le parcellaire du XIXe siècle n’est
évidemment par celui du Moyen Age, il reste bien
antérieur au remembrement des années 1950-
1970, qui a laissé bien des marques dans les
paysages et les mémoires dans de nombreuses
communes morbihannaises. Les cadastres ont
donc été dépouillés afin de repérer des indices de
sites (parcelles circulaires, parcelles longues
marquant des talus, etc). Mais dans une région
beaucoup plus marquée par le relief que la partie
littorale du département, de nombreux
parcellaires sont conditionnés avant tout par le
relief naturel. Il faut donc combiner l’étude de ces
plans avec les cartes actuelles de l’IGN qui
figurent les courbes de niveaux. Les sites visibles
sur le parcellaire sont donc moins nombreux à
mesure que l’on se rapproche du centre Bretagne,
au-delà de Noyal-Pontivy et jusqu’à Saint-Tugdual.
Là le relief explique la majorité des parcellaires
circulaires ou ovalaires, sans être pour autant des
indices de sites. Nous tentons de confronter alors
les éléments périphériques : toponymie, présence
d’un manoir à proximité, d’un moulin, ou encore
mention d’une seigneurie. Il faut également
garder à l’esprit que ces points naturellement
hauts, nombreux notamment le long de l’Oust ou
du Blavet sont autant d’emplacements propices à
l’installation d’un site médiéval. Pour autant, le
relief naturel étant marqué, les traces d’un
aménagement sont d’autant plus ténues. Ainsi,
dans le cas de Castennec (commune de Bieuzy-
les-Eaux), si nous ne disposions par de textes
mentionnant les fossés de l’ancien château, il
serait bien difficile de déterminer si les parcelles
situées avant la chapelle correspondaient à un
fossé médiéval ou non (cf. fiche). En effet, le relief
est très marqué (plus de 30 mètres de dénivelé) et
l’implantation de ce site dominant le passage sur
le Blavet n’a pas nécessiter de retravailler
beaucoup le terrain. Le creusement du fossé a
sans doute été le seul élément fossoyé. Pour
autant, ce site est l’un des sites fortifiés majeurs
de la région. Cet exemple extrême (nous
disposons exceptionnellement de textes liés à la
donation de la chapelle, ainsi que plusieurs
mentions de ce site), montre qu’un site, même
majeur, peut avoir des traces dans le parcellaire
très limitées.
D’autres en revanche sont très clairement
identifiés. C’est le cas notamment des sites de
fond de vallée, comme le petit site de Tréganin à
Baud par exemple.
Certains parcellaires ovalaires, correspondant
peut-être à des basses-cours anciennes sont
encore visible autour de certain manoirs, me si
dans la majorité des cas l’implantation manoriale
a entraîné une refonte du parcellaire qui devient
plus orthonormé.
Ces différents types d’indices parcellaires ne
sont donc pris en compte que lorsqu’ils peuvent
être associés à un autre indice de site. Nous avons
retenu comme critères :
- la toponymie (Castel / Cohcastel et tous leurs
dérivés ; La Motte / Er Motten / Ar Motten / Er
Voten, La Douve
8
),
- la mention d’une seigneurie antérieure au XVe
siècle,
- l’implantation à proximité d’un ruisseau et/ou
d’un bois,
- la présence d’un moulin seigneurial attesté à
l’époque moderne,
8
Nous avions mis en évidence en 2011 que l’étude des
microtoponymes (noms de parcelles) n’apportaient pas
d’indication supplémentaire. Le toponyme de « butte »
ou des dérivés de « motte », c’est-à-dire « les mottes »,
« les petites mottes », ne correspondaient jamais à un
site (aucun autre indice parcellaire, de terrain ou
d’archives ne permettaient d’aller dans ce sens). Nous
n’avons donc pas repris le dépouillement des matrices
cadastrales, sauf pour les
sites déjà connus. Dans ce cas les microtoponymes
rencontrés sont mentionnés dans les fiches de sites.
- une mention ancienne et imprécise d’un érudit
local (indiquant par exemple un retranchement
mal défini).
Les cartes IGN sont également utilisées. D’une
part pour connaître l’environnement des sites
(relief, réseau hydrographique, boisement), mais
également parfois pour reconnaître des sites.
Certains sont en effet indiqués nettement sur les
cartes au 1/25000. C’est le cas des sites
particulièrement bien conservés ou importants.
C’est le cas du Corboulo (Saint-Aignan) indiqué
par un cercle, de Er Hastel/Bourgerel (Remungol)
indiqué par un cercle et par les termes « ruines de
camp retranché », ou encore de Bodinais (Les
Forges), enceinte indiquée comme « ancien camp
romain » sur les cartes les plus récentes. Nous
attirons l’attention sur ce dernier exemple, qui
montre bien les difficultés d’identification et de
définition des sites. En effet, ce site ne présente
pas le profil d’un camp romain (cf. fiche du site) et
de plus, le cadastre ancien (1830) portait bien la
mention de « ruines de l’ancien château de
Bodinais », cette indication des topographes du
XIXe siècle paraissant plus exacte au moins quant
à la chronologie du site. Il convient donc de
vérifier systématiquement les sites indiqués
comme « camp romain » sur les cartes actuelles.
Trois de ces sites sont indiqués en forêt de
Lanouée, ils feront l’objet d’une prospection en
avril, après la fin de la période de chasse qui rend
cet espace difficilement accessible.
Ainsi, toutes ces sources écrites et cadastrales
nous permettent d’identifier un certain nombre
de sites conservés en élévation ou détruits après
l’époque moderne. Mais nous passons encore une
fois à côté de l’ensemble des sites détruits et/ou
remplacés avant le XVIIIe siècle, ou tombés dans
une possession non noble, ou encore de tous les
sites aristocratiques non fortifiés antérieurs au
XIVe siècle. La part des ces sites est
malheureusement impossible à quantifier. La
cartographie proposée reste donc très lacunaire.
Bilan quantitatif
Le travail de prospection a permis d’actualiser
ces données par une observation visuelle et une
vérification systématique des sites attestés. La
carte des sites conservés en élévation est donc à
jour. Elle montre un assez fort taux de destruction
dans la région, dépassant les 60% (sans prendre
en compte une part non évaluable de sites qui ont
disparu et n’apparaissent ni sur les cadastres ni
dans les textes). L’image du réseau castral qui est
donnée par la cartographie actuelle est donc
tronquée.
Bilan de l’inventaire
Toponyme Commune nature du site
Coord. Lambert II
étendu
x y z (en m)
Châteaux et manoirs
1
Château de Guémené Guémené-sur-Scorff
motte détruite,
château détruit
187,071
2355,481
136
2
Château de Josselin Josselin
château fin Moyen
Age en élévation
235,476
2339,419
43
3
Manoir de Griffet Pleugriffet manoir détruit
225,314
2344,284
101
4
Château des Salles Pontivy
château fin Moyen
Age en élévation
205,296
2354,556
65
5
Château de Rohan Rohan
motte partiellement
conservée, château
détruit
220,984
2353,139
80
6
Château de Penret Sainte-Brigitte
manoir fin Moyen
Age partiellement en
élévation
193,348
2367,857
202
Sites en élévation
1
Coet-ar-Houarn / Coz (Er) Castel Baud maison-forte ?
198,579
2334,229
103
2
Trégagnin Baud motte
196,891
2332,724
30
3
Cohcastel Bignan motte
215,48
2329,766
97
4
Bodinais Les Forges plate-forme
5
Cravial Lignol motte
184,825
2353,477
133
6
Bodieu / Camp des Rouëts Mohon motte
238,425
2349,162
62
7
La Haye Pleugriffet motte
227,004
2343,038
110
8
Callac Plumelec motte
233,31
2324,503
86
9
Er Hastel /Bourgerel Le Castel Remungol motte
209,695
2341,262
76
10
Corboulo / Motten-Morvan Saint-Aignan motte
202,177
2366,263
98
11
Kerminisy Saint-Tugdual motte
176,868
2360,456
225
12
Kersallic Saint-Tugdual motte
175,235
2359,897
194
13
Govran Séglien motte
192,349
2358,624
177
Sites attestés
1
Castennec Bieuzy château ? Motte
198,555
2345,032
85
2
Kerhué Crédin enceinte
219,715
2352,482
108
3
Forêt de Branguily Gueltac
motte ? Enceinte?
Maison-forte?
215,908
2357,632
124
4
Tellen Guénin enceinte
206,115
2334,239
85
5
Ténuel / Ténevel Guénin enceinte
203,535
2335,182
43
6
Le Fourdan Guern motte ?
190,28
2352,074
142
7
Château-Thro Guilliers château ? Motte?
244,03
2348,747
66
8
Le Plessis Langoelan enceinte
185,035
2360,667
183
9
Quelneuf / Pont-Méleuc Lanouée motte
230,475
2342,602
80
10
Calers Ménéac enceinte
239,463
2360,789
117
11
Viaouit Moustoir'ac motte
211,99
2331,404
93
12
Le Château de la Motte Noyal-Pontivy motte ? Château?
211,41
2352,782
133
13
Kerhoel Persquen enceinte
187,405
2350,485
144
14
Coët-Even Ploerdut enceinte
182,728
2356,449
162
15
Kerroc'h Pluméliau motte
201,86
2345,691
91
16
Nénez Pluméliau motte
202,773
2344,957
128
17
Bois de Castel Saint-Servant motte ? Enceinte ?
240,878
2333,089
55
18
Saint-Gobrien / Les Rochers Bleus Saint-Servant motte
236,57
2336,879
56
Sites hypothétiques
1
Botchosse Baud Enceinte ?
194,826
2333,801
69
2
Kertanguy Bieuzy motte ?
201,215
2349,387
159
3
Lansoiff Cléguérec motte ?
193,613
2361,454
170
4
Kerantourner Cléguérec motte ?
196,058
2361,056
172
5
Kérival Guénin motte ? Enceinte ?
202,415
2335,132
108
6
Bois de Coët-Codu / Penfao Langoelan enceinte
184,539
2364,549
258
7
Coz Castel Locmalo enceinte
188,658
2355,661
151
8
Coët-Caro Locmalo enceinte ?
190,32
2355,901
152
9
Lesmaëc Locmalo enceinte ?
188,49
2354,621
153
10
La Cour-de-Lestrugant Malguénac motte ?
199,165
2356,962
199
11
Kerven-Paul Melrand motte ?
195,43
2346,037
74
12
Beaulieu Moréac ?
215,295
2335,102
121
13
Château-Mabon Radenac manoir ?
221,32
2342,022
86
Total : 50 sites recensés, dont 38 attestés
Ce tableau présente les résultats de l’inventaire
mené à la fois dans les archives et sur le terrain. 50
sites ont été recensés. Dans la plupart des
décomptes suivants, nous laisserons de côté les 8
sites majeurs recensés, qui correspondent à des
châteaux. Pour deux d’entre eux nous connaissons
leur forme originelle, qui était celle d’une motte
pour Rohan et Guémené-sur-Scorff. Pour les
autres, nous ne connaissons que leur morphologie
de la fin du Moyen Age, qui a sans doute remplacé
des structures plus anciennes que nous ne pouvons
préciser. Ces sites sont tous mentionnés dans des
actes contemporains de notre période d’étude.
13 sites hypothétiques ont également été
relevés. Il s’agit de mentions anciennes,
d’indication toponymique ou parcellaire pour la
plupart et pour lesquels nous ne pouvons
précisément confirmer leur morphologie, leur
datation ou leur existence. Ils sont présentés à la
fin de ce rapport.
Les sites attestés, en élévation ou détruits,
représentent donc 60% des sites pris en compte
dans cette étude. L’analyse morphologique ne
s’appuie que sur cette part du corpus, pour
laquelle nous disposons de données suffisantes.
En prenant en comptes les châteaux, les sites
conservés et les sites attestés mais détruits, nous
parvenons à 38 sites certains pour la période XIe-
XIIIe siècle. Sur ce corpus, 15 sites sont encore en
élévation, soit 36% du corpus
9
. Le taux de
destruction reste donc important : au moins 64%
10
.
Parmi les sites certains, 20 sont des mottes, soit
52% du corpus. Pour 10 d’entre eux (25% du
corpus), la morphologie est incertaine, notamment
pour les 5 châteaux majeurs mentionnés dès le XIe
siècle mais remplacés par des fortifications plus
récentes. L’un des sites correspond à une plate-
forme très particulière (Bodinais, Les Forges), le
site de Coët-er-Houarn (Baud) correspond à une
plate-forme quadrangulaire sans doute plus tardive
que les mottes. Seuls 7 sites sont identifiés comme
des enceintes (18%). Notons toutefois que tous ces
sites de type enceintes sont détruits et que des
erreurs d’identification ont été faites jusqu’à
récemment, comme dans le cas du site de
Cohcastel (Bignan), identifié comme enceinte en
fer à cheval jusqu’en 2002. Il s’agit en réalité d’une
motte entamée par l’aménagement d’un chemin,
comme le montre le relevé topographique. Les
attributions hâtives sont donc peut-être encore
nombreuses. Les descriptions anciennes des sites
ne permettent pas toujours de faire la distinction
entre ces deux termes « enceinte » et « motte ».
9
En prenant en compte les sites incertains, le taux
de conservation tombe alors à 27%, mais les
données sont trop incertaines pour utiliser ce
chiffre.
10
Et 73% si nous prenons en compte les sites
incertains.
II. Etude de terrain : choix des
sites et méthodologie
Etat de conservation des sites
La conservation des sites fossoyés est assez
aléatoire. Les aménagements urbains ont fait
disparaître quasiment tous les sites de centre ville,
à l’exception de la motte de Rohan, encore
partiellement visible (actuelle extension du
cimetière). Même si ils sont d’après l’inventaire
dressé assez peu nombreux dans le Morbihan, ils
devaient constituer une catégorie assez
particulière de sites, associant à la fois un pouvoir
seigneurial important capable de s’associer au
pouvoir religieux qui organise le tissu des bourgs
médiévaux. En dehors de ces cas particuliers, l’état
général de conservation des sites est identique à
celui observé ailleurs sur le territoire. La
proportion de sites fossoyés conservés au moins
partiellement en élévation est de 25%.
L’état sur le terrain est en revanche très
aléatoire. Les sites inclus dans les jardins ou à
proximité directe des habitations sont les plus
dégradés et ceux qui ont fait le plus souvent l’objet
de réutilisations postérieures. C’est le cas par
exemple du site de Tréganin (Baud), qui est situé
en fond de vallée (donc avec un système fossoyé
moins complexe comme le montre la plupart des
sites ayant ces mêmes critères d’implantation), qui
a été utilisé comme aire de battage (car à l’abri des
crues de la Claie) depuis au moins le XXe siècle
11
.
En revanche, les sites isolés, situés sur des reliefs
peu mis en valeur, sont souvent bien conservés.
C’est le cas par exemple du site de Cohcastel
(Bignan) qui n’a été amputé que d’une partie du
tertre lors de l’aménagement d’un chemin, ou
encore du site du Corboulo (Saint-Aignan), qui n’a
subi que la destruction partielle de la partie sud de
l’enceinte de la basse-cour.
Modification de la destination des sites ;
impacts sur leur morphologie actuelle
Si l’état de conservation néral des sites est
plutôt bon dans la région, ils ont subi des
transformations dues à plusieurs siècles
d’utilisation. Leur usage a été multiple. Certains
11
Témoignage de l’ancien propriétaire du site, que nous
remercions.
ont simplement été utilisés comme zone de pâture
ou de culture (cas de La Bodinais (Les Forges), ou
encore de la plupart des basses-cours). D’autres
ont été utilisés pour d’autres pratiques agricoles,
comme le site de Tréganin (Baud) qui a été en
partie arasé puis utilisé comme aire de battage des
blés, au moins depuis les années 1940, ce qui a
sans doute contribué à son érosion, mais aussi à
son maintien puisqu’il s’agit du seul espace à l’abri
des crues de la Claie dans le hameau de Tréganin.
Enfin, d’autres, en partie abandonnés, ont servi de
zones d’épandage de déchets végétaux ou encore
de décharge. Le site de La Haie (Pleugriffet) par
exemple, a connu de multiples creusements
récents comblés par des déchets de toute nature,
ce qui explique son profil très découpé.
La question de la végétation et de son entretien
sur ce type de site, explique également le profil
altéré de certains sites, en raison de l’enlèvement
de chablis par exemple.
Il apparaît assez souvent d’après les témoignages
des propriétaires que ces sites sont assez
récemment boisés, les parties servant de jardins ou
de pâtures, ou encore de parcelles cultivées
aujourd’hui trop restreintes, ayant été
abandonnées après les années 1950.
La question de l’accès aux sites est également
importante dans la mesure tous les sites, à
l’exception de celui de Bodieu, appartiennent à des
propriétaires privés. Dans la plupart des cas
l’accueil a été plutôt favorable. Tous les
propriétaires ont don leur accord pour une
intervention non invasive sur leur terrain. Nous
attirons toutefois l’attention sur le fait que certains
d’entre eux, pour des raisons diverses et
compréhensibles, ne souhaitent pas que ces
informations soient diffusées en dehors du travail
scientifique qui est mené dans le cadre de la thèse.
C’est un point important, et nous nous sommes
engagés à ne pas communiquer sur la localisation
et l’accessibilité de ces sites sans leur accord.
Méthodologie du relevé
topographique
L’étude des sites fossoyés médiévaux, entreprise
à l’échelle d’un département (le Morbihan et une
partie des Côtes-d’Armor), implique une approche
sérielle et générale de ces sites. Les données
disponibles à ce jour sur ces sites sont très peu
nombreuses : tout au plus quelques indications de
situation, de dimension (hauteur, diamètre du
tertre, largeur des fossés, souvent imprécises) sont
fournies par les auteurs anciens et les études
universitaires, plus récentes.
Face à ces vestiges de terre, l’archéologue est
souvent démuni. Il est contraint d’observer
visuellement la morphologie, et d’évaluer, à défaut
de pouvoir mesurer précisément, les dimensions et
l’emprise des différents éléments constitutifs du
site. Ces données ne sont donc pas visuelles et sont
bien trop incomplètes pour pouvoir être
confrontées. Le travail de topographie s’imposait
donc dans le cadre de cette recherche.
Le choix des sites relevé est conditionné par leur
état de conservation. La plupart sont donc des
mottes, les enceintes étant des vestiges plus
fragiles et systématiquement détruits d’après nos
sources. Parmi les sites conservés, nous retrouvons
plusieurs catégories : les mottes, avec ou sans
basse-cour ou encore des plates-formes, rondes ou
quadrangulaires. Pour chacune de ces catégories,
la diversité est de mise, que ce soit dans les
dimensions, mais aussi, comme on peut le
pressentir en observant leur environnement, dans
les usages et parfois même dans les datations de
ces sites. La question de la datation, en l’absence
de fouilles archéologiques, ne peut être résolue.
Toutefois, la question de l’organisation peut être
éclairée par un levé précis des aménagements
conservés, ce que nous avons souhaité faire en
relevant 10 des 14 sites conservés en élévation
(nous excluons le site de Viouit, commune de
Moustoir’ac car il est quasi intégralement détruit,
ainsi que celui de Kerminisy (comm. Saint-Tugdual)
où la végétation est trop dense).
Parmi les sites concernés par ce projet, l’un n’a
pas été relevé (Kersallic, Saint-Tugdual) en raison
des profondes modifications dont il a fait l’objet au
cours des derniers siècles notamment à cause de
l’implantation d’une carrière qui a entraîné le
décaissement d’une partie de la motte et de la
basse-cour. Pour ces raisons le site était trop
dangereux pour faire l’objet d’un relevé
topographique me si son intérêt est important
en raison de son implantation à mi-pente et de
l’existence d’une motte assez haute (au moins 7
mètres). Le site de Govran (Séglien), n’a pas non
plus été relevé pour le moment. La période de
chasse ne nous permettait pas d’intervenir en
toute sécurité sur ce secteur. Avec l’accord du
propriétaire, le relevé est donc repoussé à avril
2012.
Le choix des sites relevés n’est donc pas
totalement représentatif de la diversité des sites
médiévaux. Nous avons tenté au moins de montrer
la diversité des sites conservés aujourd’hui. Il a
fallu pour cela s’appuyer sur des observations de
terrain. Les données descriptives disponibles dans
les bases de données des services de l’Etat et dans
les divers inventaires étaient trop laconiques pour
préciser davantage la morphologie des sites. Les
indications de « motte », de « plate-forme » ou
encore d’ « enceinte » masque les différences qui
peuvent exister au sein d’une même « catégorie »
de sites. Les dimensions fournies sont souvent peu
précises et souvent anciennes (plus de 10 ans). Il
apparaît que certains sites ont été largement
détruits depuis. C’est le cas du site de Viouit
(Moustoir-Ac), que nous reléguons dans la
catégorie « sites attestés mais détruits » à l’issue
de la prospection 2011.
Intervention sur le terrain
Le travail sur le terrain constitue la phase la plus
importante de ce travail, mais aussi la plus
complexe. Elle dépend en effet de beaucoup de
critères. La végétation est la première contrainte.
Plusieurs sites sont inaccessibles en raison d’une
végétation semi-ligneuse et épineuse très
envahissante (ce qui pose également la question
de l’entretien de ces sites archéologiques). Même
si un relevé pourrait être envisageable dans ces
conditions, la mauvaise perception du site par
l’archéologue empêcherait un bon rendu du
relevé. Dans tous les cas les sites envahis par les
ronces sont donc exclus des relevés
topographiques. Certains ont toutefois fait l’objet
d’un débroussaillage avant intervention lorsque
leur qualité le justifiait : ce fut le cas pour la motte
du Corboulo (comme de Saint-Aignan) sur lequel
« Etudes et chantiers Bretagne » est intervenu en
octobre 2009 afin de rendre accessible la motte et
la partie interne du talus de la basse-cour. Une
nouvelle intervention d’ « Etudes et chantiers
Bretagne » sur le site de Bodieu (Mohon) en juin
2011 a permis une intervention plus facile en
octobre 2011.
Lorsque les sites sont praticables, ils restent
néanmoins toujours boisés. Nous n’avons pas, en
effet, de site en pâture dans la région d’étude.
Pour cette raison le travail de terrain ne s’effectue
qu’à partir de la fin de l’automne. La période de
relevé correspond donc aux mois d’octobre à
début avril. Ce calendrier implique des conditions
météorologiques assez peu propices au travail en
extérieur. Les deux premières campagnes de
relevé, en décembre 2009 et novembre 2010, se
sont donc déroulées en partie dans la neige, ce qui
augmente le temps d’intervention sur le terrain. La
précision du relevé n’en est toutefois pas affectée,
la régularité de la prise de point étant d’ailleurs
bien meilleure sur surface enneigée.
Les relevés nécessitent également l’intervention
de personnes expérimentées. Mais dans le cadre
d’un travail universitaire il est apparu logique
d’intégrer un volet de formation, permettant à des
étudiants en archéologie (niveau Licence et
Master) de se familiariser avec l’utilisation du
matériel de reletopographique. Aux contraintes
de terrain s’ajoutent donc les contraintes liées à la
formation des étudiants. Le bilan est toutefois très
positif : le maniement du matériel et la technique
du relevé, bien maîtrisés aujourd’hui par les
encadrants, permet de former, après 48 heures de
terrain, des « apprentis-topographes »
performants
12
et de les sensibiliser à l’importance
de l’utilisation de ces nouvelles techniques en
amont d’une intervention archéologique plus
lourde.
D’un point de vue technique, nous disposions de
deux tachéomètres : un Nikon NPL-332 et un
Trimble M3. Ces deux appareils de relevés sont
conçus de la même manière et totalement
compatibles, ce qui rend l’apprentissage plus aisé
12
Nous en profitons pour tous les remercier encore une
fois pour leur travail, malgré des conditions parfois
difficiles.
pour les étudiants bénévoles. L’utilisation de deux
tachéomètres permet également une intervention
plus courte et donc un gain de temps sur le terrain,
qui compense le temps consacré à la formation des
étudiants.
Cette année les relevés ont donc été répartis sur
3 semaines, du 22 octobre au 11 novembre 2011. 9
étudiants ont ainsi pu être formés, et 8 sites ont
été relevés. Les conditions météorologiques, plutôt
favorables, ont permis 19 jours d’intervention
ininterrompus sur le terrain. Notons que le site de
Govran (Séglien) sera relevé en avril 2012, après la
période de chasse, en accord avec le propriétaire.
Sur le terrain, le temps accordé à la prise de
points dépend à la fois de la surface et de la
praticabilité du site. La végétation est un frein
important car elle limite à la fois les déplacements
et la surface de travail des appareils, ce qui
nécessite l’implantation de davantage de stations.
L’étendue des sites est relativement variée : entre
1700 m² (Tréganin) et 38000 m² (Bodieu). Le travail
de terrain a donc nécessité entre une et cinq
journées d’intervention. Le total de points pris
s’élève à un peu plus de 15000, dont près de la
moitié pour le seul site de Bodieu. Les autres sites
sont « relevables » en 1200 à 1500 points en
moyenne avec un pas de 2 mètres (le pas atteint
2,7 mètres de moyenne pour le site de Bodieu en
raison des vastes surfaces de ture planes). Ce
pas est plus resserré pour les zones de relief
(tertre, fossés, talus) : environ 1,5 à 1,8 mètre.
Le nombre de stations implantées varie de 5 pour
les sites de Tréganin à 38 pour le site de Bodieu en
raison non seulement des reliefs importants, de la
surface mais aussi de la présence d’éléments bâtis.
Le premier relevé ayant été effectué grâce à un
appareil Leica Flexline, le décalage est minime (de
l’ordre de 5 cm sur 10 stations chaînées).
Le système de coordonnées adopté a été à
chaque fois un système local. En effet les repères
géodésiques étaient trop éloignés des sites, et la
couverture végétale ne permettait pas l’emploi
d’un GPS pour implanter les stations. Les
coordonnées indiquées sur les relevés ne sont
donc pas réutilisables, mais tous les systèmes ont
été orientés par rapport au nord magnétique. Les
relevés sont ensuite replacés sur le cadastre à
partir de points de repères relevés sur le terrain
(limites parcellaires, bâti).
En revanche l’altitude a été corrigée à partir des
données de la carte IGN au 1/25000, ce qui induit
certes des décalages, mais donne un ordre d’idée
raisonnable.
Traitement informatique
L’ensemble des données collectées sur site sont
ensuite traitées informatiquement. Les deux
appareils, compatibles, permettent d’exporter des
fichiers .txt contenant les listes des coordonnées x,
y et z.
Ces fichiers sont ensuite traités via deux
logiciels : Surfer ou Autocad/Covadis. Le premier,
plus simple d’utilisation et dont nous disposions, a
permis le traitement des sites de moindre ampleur.
Pour le site de Bodieu, en revanche, la quantité de
données et la surface du site ont donné un rendu
décevant sur ce logiciel, certaines courbes de
niveaux se croisant en certains endroits en raison
du trop fort lissage des courbes. Nous avons donc
traité les 7800 points de ce site grâce au logiciel
Covadis (fonctionnant sous Autocad), qui donne
sur ce site un rendu plus fidèle.
Les plans en courbe de niveaux ainsi obtenus
sont ensuite retraités sur Adobe Illustrator CS4,
afin d’y ajouter quelques annotations.
Les courbes de niveaux sont données tous les
0,10 ou 0,20 mètres selon l’ampleur du site. Cette
échelle est rappelée sur chacun des plans.
Enfin, les sites de petite ampleur ont fait l’objet
d’un traitement en 3D, avec le logicel Surfer. Nous
présentons dans ce rapport quelques unes de ces
vues.
Pour illustration, nous incluons le semis de points
du relevé de Bodieu avant réalisation des courbes
de niveaux. La distinction entre les zones de relief
est les zones de pâture est ici très nette.
III. Bilan de l’inventaire
Environnement historique
Contrairement au Rennais ou au Nantais le
fractionnement de l’autorité a entraîné la
naissance d’un grand nombre de châtellenies (une
trentaine environ), le Vannetais est assez peu
morcelé au Moyen Age. On dénombre deux
seigneuries ecclésiastiques qui correspondent aux
possessions de l’évêque de Vannes (régaire) et aux
possessions de l’abbaye de Redon, et 7 seigneuries
laïques : le Kémenet-Héboé (Hennebont), Rieux,
Rochefort-en-Terre, Muzillac, Largoët, Lanvaux et
Malestroit, auxquelles s’ajoute le vaste domaine
ducal. Les seigneuries de Rohan et de Porhoët
s’implanteront au nord de ces seigneuries, hors
Vannetais.
Le Porhoët est l’unité territoriale la plus
ancienne fonctionnant sans doute en même temps
que le comté de Vannes (le Broérec) à partir du
début du IXe siècle, mais qui lui survit plus
longtemps. Tandis que le Vannetais sera
démembré entre toutes les seigneuries
mentionnées ci-dessus, le Porhoët ne connaîtra lui
qu’un seul grand démembrement : celui du XIIe
siècle qui donne naissance à la vicomté de Rohan.
Le Porhoët est mentionné dès le IXe siècle, sous
le nom de Poutrocoët dans un acte de donation à
l’abbaye de Redon (Dom Morice, Preuves, Tome I,
col. 262 : Actum est hoc in Poutrecoët). Seule
l’entité territoriale est alors mentionnée. Le
premier seigneur de Porhoët connu par les textes
est Guéthenoc, cité vers 1008 comme vicomte de
Porhoët lorsqu’il abandonne Château-Thro pour
fonder le château qui prendra à la génération
suivante le nom de Josselin (Cartulaire de Redon).
Il a deux fils, Guéthenoc et Josselin, cités en 1021
(Cartulaire de Redon), le second lui succédant.
Cette entité politique et territoriale semble très
étendue à la fin du Moyen Age puisque la vicomté
de Rohan en relevait à l‘origine. Toutefois pour le
XIe siècle il est impossible de cerner les limites de
cette vicomté. Les historiens du XIXe siècle lui
accorde traditionnellement une étendue
considérable, ce qu’il est impossible de préciser.
Le Porhoët ne connaîtra pas d’évolution
majeure avant le XIIIe siècle. A cette période, suite
au décès d’Eudon III de Porhoët, un conflit pour le
partage de la seigneurie entre ses trois filles
(Mahaut, Aliénor et Jeanne) donne lieu à de
nombreux actes de compromis. Le partage ne
s’achève qu’en 1248. Ainsi, à partir du milieu du
XIIIe siècle la vicomté se partage comme suit :
- deux tiers du comté y compris Josselin et son
château, Lanouée et sa forêt avec la paroisse de
Mohon, reviennent à Raoul de Fougères, époux de
Mahaut de Porhoët, fille aînée (leurs descendants
prendront le titre de comtes de Josselin-Porhoët;
- La Chèze, son château et sa seigneurie, ainsi
que les paroisses de La Trinité, de Loudéac et de sa
forêt reviennent à Aliénor et son époux Pierre de
Chemillé. Cette part de la seigneurie sera adjointe
à la vicomté de Rohan quelques années plus tard,
Aliénor ayant eu un fils (Alain) de son premier
mariage avec Alain de Rohan ;
- la moitié du tiers du comté revenant à Aliénor
devait être donnée à Jeanne de Porhoët et à son
mari Olivier de Montauban, sans que l’on
connaisse la liste de ces biens.
Le Porhoët cesse donc d’être une entité
importante à partir des années 1240, ce qui n’est
en revanche pas le cas du Rohan, plus à l’ouest, qui
s’agrandit encore davantage en 1284 lorsque Alain
de Rohan récupère La Chèze, La Trinité et Loudéac.
Deuxième entité, la vicomde Rohan a été
créée au détriment du comté de Porhoët, entité
politique et géographique plus ancienne. Comme
le Porhoët, la vicomté de Rohan subi ensuite au
cours des siècles plusieurs démembrements ou
l’adjonction de seigneuries périphériques,
notamment celles de Corlay au nord et celle de
Guémené-sur-Scorff à l’ouest. Les circonstances de
ces rattachements sont mal définies, aussi nous ne
reviendrons pas sur cette question ici.
La période de formation de la vicomté de
Rohan est connue grâce à un acte de donation au
prieuré Saint-Martin de Josselin. Rédigé en 1128,
Alain, vicomte de Rohan, donne le bourg (burgum)
aux moines de Saint-Martin. Or, ce bourg est alors
« situé devant la porte de mon nouveau château
appelé Rohan ». Cette première mention d’un
seigneur de Rohan indique que la séparation entre
le Rohan et le Porhoët remonte aux premières
décennies du XIIe siècle. Il s’agit sans doute du
résultat d’un démembrement du Porhoët en
faveur de ce même Alain, frère cadet de Josselin et
Geoffroy, fils de Eudon Ier de Porhoët.
Si les sites castraux autour desquels la vicomté
s’organise sont connus par les textes, l’étendue de
la vicomté au XIIe siècle, en revanche, est très
difficile à cerner encore une fois. Il est plus aisé de
citer les seigneuries qui l’entoure : le Poher au
nord, le Porhoët à l’est, Largoët au sud-est, le
domaine ducal d’Auray au sud, le Quémenet-
Héboé au sud-ouest et enfin la vicomté de Gourin
à l’ouest. La zone occupée par la vicomté de Rohan
devait donc correspondre grossièrement à toute la
partie nord-ouest de l’évêché de Vannes, aà
laquelle s’ajoutent également quelques paroisses
au nord qui relèvent de l’évêché de Saint-Brieuc
(nord du Morbihan et éventuellement sud des
Côtes-d’Armor). Il est par contre quasiment
impossible de dénombrer les paroisses qui en
faisaient partie à l’origine à partir des textes.
La lignée des Rohan prend rapidement une
place considérable dans le paysage politique
breton. Cette position a d’ailleurs été attribuée par
les historiens à un lien de parenté avec les comtes
et les vicomtes de Rennes. Si les actes du Cartulaire
de Redon qui le laissaient supposer sont présentés
comme des faux par H. Guillotel
13
, il n’en reste pas
moins qu’à partir de Josselin de Rohan (années
1020 1030), les membres de cette famille
apparaissent très régulièrement dans les actes
ducaux et comtaux. Josselin est d’ailleurs présenté
comme « vicomte de Bretagne » auprès des
comtes d’Anjou, sans doute comme représentant
du duc
14
.
Cette position importante du Rohan laisse
supposer la constitution rapide d’un réseau castral
équivalent. C’est en effet le cas puisque cette
vicomté compte quatre sites fortifiés majeurs :
Castennec (Bieuzy), Rohan, Pontivy, puis La Chèze.
Nous pouvons y rajouter des résidences de
plaisance, telles que le château de Salles de Penret
(Perret), Telené (Camors), Chateaumabon
(Radenac), Pleugriffet
15
.
13
H. Guillotel, Le cartulaire de Redon, vol. 1, p. 20
14
A. Bourriquen, Les vicomtes de Rennes et leurs
descendants les Porhoët/Rohan face au pouvoir ducal,
mémoire de master, Rennes 2, 2008, p.60.
15
H
. du Halgouët, La vicomté de Rohan
et ses seigneurs.
R. Prud'homme et E. Champion éd., Saint-Brieuc/Paris,
1921, p. 111
Cartographie et répartition des sites
L’étude des textes historiques concernant ces
entités politiques montrent la part très importante
accordée à la forêt par les grands seigneurs, que ce
soit dans la vicomté de Rohan ou de Porhoët. La
première garde un attachement très marqué à la
forêt de Quénécan, qui est un lieu de chasse,
comme le montre l’installation du château des
Salles au cœur de la forêt. La forêt est également le
lieu d’implantation des haras de Quénécan, cités
dès 1298 (copies conservées à la BNF, Ms. Fr.
22337).
Les forêts de Loudéac et de Lanouée sont
également citées dans les actes concernant le
partage de la vicomté de Porhoët entre 1231 et
1248 (Dom Morice, Preuves, Tome 1, col. 912, col.
934). Ces vastes espaces forestiers, qu’il est
impossible de délimiter pour la période concernée,
ne comportent presque pas de sites
archéologiques. Seul le château des Salles est
inventorié dans la forêt de Quénécan. La forêt de
Loudéac ne semble comporter aucun site. Seule la
forêt de Lanouée présente des fortifications, dont
la datation est indéterminée (une nouvelle
prospection sur ces 3 sites indiqués comme « camp
romain » sur les cartes actuelles sera menée en
avril 2012).
L’installation de forges importantes à l’époque
moderne à la fois dans la forêt de Quénécan (Les
forges des Salles) et de Lanouée (commune des
Forges à l’est du massif) laisse également supposer
la présence d’une activité métallurgique s le
Moyen Age. Toutefois aucun site ‘na pu être mis en
relation avec cette activité.
Le rôle des cours d’eau est en revanche très
important pour l’implantation de ces sites. Les
cours de l’Oust et du Blavet semblent poalariser
l’installation de nombreux sites. On trouve ainsi du
nord au sud, le long du Blavet : Botchosse,
Castennec, Kerbesquer, Kertanguy, Pontvy, Le
Corboulo et Les Salles. Les cours d’eau moins
importants sont également longés par une série de
sites. Dans tous les cas, un cours d’eau est présent
à proximité du site, même si celui-ci n’est pas un
élément utilisé pour la défense (la mise en eau des
fossés est assez exceptionnelle) il a un intérêt
économique souvent déterminant : contrôle d’un
passage, comme le site de Castennec, ou encore
implantation de moulin plus souvent.
La superficie d’étude atteint 2300 km². La densité
de sites est donc de un pour 60 km² (et de un pour
54 k en prenant en compte les sites
hypothétiques). Ce résultat est proche de celui
constaté pour le sud-est du Vannetais en 2010 (1
pour 67 km²). Toutefois ces données ne sont par
réellement exploitables. Les concentrations de
sites sont plus intéressantes à étudier.
Les limites sud de la vicomté de Rohan sont
relativement bien occupées. Notamment la partie
touchant l’ancienne seigneurie de Lanvaux (qui est
définitivement démantelée à la fin du XIIIe siècle et
revient en grande partie aux Rohan). Nous
trouvons entre autres quelques sites qui devaient
dépendre à l’origine de cette seigneurie,
notamment le site de Er Hastel (Remungol), ainsi
qu’éventuellement les sites situés aux environs des
paroisses de Baud et de Camors ou encore de
Bignan. Il est possible que le contexte de conflit
entre les seigneurs de Rohan et les seigneurs de
Lanvaux au cours du XIIIe siècle et la situation de
frontière de cette zone ait expliqué le maintien de
ces sites fortifiés. La seigneurie de Lanvaux (non
concernée par cet inventaire) semble en effet
présenter une forte concentration de fortifications,
notamment sur les paroisses de Pluvigner, Camors
et Brandivy qui forment un noyau important.
La limite entre le Rohan et le Porhoët en
revanche ne semble pas être une zone de
concentration des sites. Sans doute que le lien très
étroit maintenu entre les deux lignées explique la
relative stabilité politique de la zone et l’absence
de dispositif défensif ou de marquage du territoire.
Finalement les sites semblent répartis assez da
façon relativement homogène sur le territoire, à
l’exception de la frange sud appartenant sans
doute à d’autres seigneuries avant le milieu du
XIIIe siècle, notamment la seigneurie de Lanvaux.
Importance historique et
morphologie des sites
Le peu de sources historiques disponibles,
contrairement à d’autres gions comme la
Normandie ou la Picardie où ces sites fossoyés
correspondent plus souvent à des seigneuries plus
importantes, mentionnées dans les textes parfois
depuis le XIe ou XIIe siècle
16
, ne permettent pas de
proposer une classification des sites en fonction de
leur statut. Il faudrait pour cela s’appuyer sur un
corpus de mention et donc de sites trop restreints.
Parmi ceux là, une grande majorité sont
aujourd’hui des sites castraux majeurs, dont la
morphologie primitive (antérieure au XIV ou XVe
siècle) est bien souvent inconnue. Même si l’on
peut présumer comme dans le cas de la ville de
Rohan de la présence d’une fortification sur motte
à l’origine du château, les vestiges en place sont
bien trop bouleversés pour utiliser ces données :
on reconnaît encore la forme de la motte, mais les
fossés sont comblés et la forme de la basse-cour a
été gommée par les aménagements de la
fortification postérieure.
La seule distinction qui peut donc être opérée à
partir des sources historiques est donc celle qui se
fait entre ce que nous appellerons les sites
castraux majeurs et le reste des sites fossoyés. Les
sites castraux majeurs correspondent à des centres
de seigneuries importants qui ont d’ailleurs
également réussi à polariser (avec plus ou moins
de succès) l’habitat. Ils constituent d’ailleurs
aujourd’hui l’essentiel de la trame urbaine de la
région. Nous retrouvons ainsi dans cette catégorie
Vannes, Auray, Hennebont, Pontivy, Guémené-sur-
Scorff, Rochefort-en-Terre, Malestroit, Muzillac,
etc ; villes qui ont toutes abrité un château. A ces
sites bien connus, nous pouvons ajouter un
certains nombres de sites fossoyés secondaires,
tous liés à ces grandes familles seigneuriales. Ces
sites ont malheureusement souvent été détruits.
C’est le cas du site de Château-Thro (Guilliers) lié à
la famille des vicomtes de Porhoët ou encore du
site de Castennec (Bieuzy). Un de ces sites est en
revanche parfaitement conservé : il s’agit du site
de Bodieu (Mohon) appartenant également à la
famille des vicomtes de Porhoët. Un relevé précis
16
Nous renvoyons aux travaux de B. Lepeuple sur le
Vexin et de R. Jonvel sur l’Amiénois.
de ce site permet de voir la complexité et
l’ampleur de ce site comparé au reste du corpus.
A ces sites mentionnés dans les textes et qui
présentent sur le terrain des vestiges d’ampleur
lorsqu’ils sont conservés, s’ajoutent une multitude
de petits sites fossoyés sur lesquels les textes
restent muets. Les mentions de castrum, castellum
ne concernent jamais ces sites. Il n’est donc
possible de les identifier dans les textes que
derrière le nom d’un petit seigneur, souvent
témoin de passage d’actes, ou encore derrière la
désignation d’un domaine (le terme de villa est
souvent utilisé dans les textes sans que la réalité
archéologique soit bien définie). Encore faut-il
pour cela que le toponyme du site corresponde au
nom de ce seigneur et qu’il n’ait pas subi de
changement en huit ou neuf siècles d’existence.
Finalement, même lorsque ces données se
recoupent, il est difficile d’en tirer davantage
d’indications puisque la nature « castrale » du site
n’est jamais clairement indiquée. Cette absence de
mention pourrait amener à mettre en doute le
caractère « castral » de ces sites de type motte. On
ne peut toutefois écarter l’idée que ces sites sont
bien des sites aristocratiques défaut d’être
« castraux »). La pérennité de cet habitat, marquée
par la coexistence, récurrente en Bretagne, entre
ces vestiges de terre et des manoirs de la fin du
Moyen Age montre que le profil du site change
(sans doute autour des XIIIe-XIVe siècles), mais son
caractère seigneurial demeure.
Il est cependant tout à fait exclu de proposer
une hiérarchisation des sites plus précise à partir
des données historiques et des propositions de
datation qui en découleraient
17
. Il faut donc
davantage s’appuyer sur la morphologie et
l’environnement du site pour appréhender son
rôle.
A partir d’une première étude menée sur le
nord est de l’ancien comté de Rennes, une
distinction a pu être proposée entre des sites
fossoyés à vocation défensive et ceux à vocation
davantage symbolique
18
. Cette différence se basait
17
Contrairement aux données disponibles en Normandie
par exemple B. Lepeuple a pu identifier des châteaux
de siège des années 1110-1120 en confrontant les
vestiges et les données textuelles
18
L. Jeanneret, L’habitat aristocratique fortifié et fossoyé
dans une région de marche : les baronnies de Fougères
et de Dol-Combourg face à la Normandie (Xe-XIIIe
sur des critères de taille, de présence de fossés
et/ou de basse-cour ou encore sur le lieu
d’implantation (dominant/dominé). Toutefois, si
cette différence se retrouve encore dans l’emprise
de l’ancien Vannetais et du Porhoët, la variété des
sites est beaucoup plus importante et implique une
distinction moins catégorique.
Dans un certain nombre de cas il paraît évident
que ce n’est pas le caractère défensif du tertre qui
est mis en avant. Soit que le site se trouve en zone
largement dominée (fond de vallée ou rebord de
promontoire), soit que le tertre est positionné à
l’extrémité de la basse-cour, donc largement
protégé par celle-ci. Il faut alors pouvoir estimer la
hauteur des talus entourant la basse-cour pour
déterminer si la motte permettait encore de
dominer l’environnement ou non.
Le modèle classique de la motte avec basse-
cour se raccordant au tertre est très rarement
présent (nous pouvons tout de même citer
l’exemple du site de Kersallic (Saint-Tugdual)).
C’est le cas pour les sites en rebord de
promontoire comme celui du Corboulo, celui de Er
Hestel (Remungol). Mais d’autres sites présentent
une basse-cour ou une structure qui pourrait y être
assimilée, totalement différente de ce modèle.
C’est le cas par exemple du site de Cadillac (Noyal-
Muzillac), qui présente au nord du site un enclos
quadrangulaire fossoyé, séparé de la motte par un
fossé. Mais son alignement avec la motte prouve
que cet élément y était lié. Le qualifier de basse-
cour est sans doute imprudent, ses dimensions ne
permettant pas d’y voir un lieu de vie pour les
hommes et les animaux. Toutefois aucune autre
trace de basse-cour plus vaste n’est décelable sur
ce site. Il semble que le site de Cohcastel (Bignan)
présente une même structure bipartite, la parcelle
surélevée située au nord pouvant correspondre à
une ancienne basse-cour.
Le module des mottes est également peu
comparable. Certains sites présentent des plates-
formes restreintes, tels que ceux de Govran
(Séglien) ou de Cravial (Lignol), alors que d’autres
sont assez vastes (Corboulo à Saint-Aignan ;
Kersallic à Saint-Tugdual). La taille du tertre, du
siècle), mémoire de Master 2, université de Rennes 2,
2009
simple au double, n’est pas le seul indice d’une
distinction entre ces sites. Ainsi, les deux derniers
sont des sites dominant des vallées, le premier
(Govran) est également largement dominant
nécessitant peu d’augmenter les fenses du site,
tandis que le site de Tréganin est largement
dominé par l’environnement.
La situation topographique et la taille du site
impliquent donc une distinction dans le rôle des
sites.
D’autres sont beaucoup plus particuliers. C’est
le cas dans cet inventaire du site de Bodinais (Les
Forges), qui présente un profil particulier d’une
plate-forme circulaire de grande ampleur (en
moyenne 90 mètres de diamètre). Cette plate-
forme ne domine pas l’environnement côté
plateau, mais uniquement le Lié qui longe son flanc
ouest. Le reste du site ne présente pas d’autre
défense qu’un profond fossé détachant la plate-fo
rme du plateau. Son utilisation reste indéterminée.
Toutefois, un fragment de col retrouvé sur les
flancs du fossé sud, semble attester une
occupation de la fin du Moyen Age. Ses dimensions
laisse présumer une occupation de plus d’une
résidence, mais aucun vestiges n’apparaît.
Enfin, plusieurs sites ont comportés des
structures maçonnées identifiées. Le site du
Corboulo a possédé un bâtiment quadrangulaire au
sommet du tertre, reconnu par le vicomte Paul
Aveneau de la Grancière lors d’une fouille avant
1902. Le site de Cohcastel (Bignan) présente
également un bâtiment carré, nettement visible
sur le relevé topographique. Dans les deux cas, le
bâtiment mesure environ 10 mètres de côté, avec
une épaisseur qui peut être évaluée entre 0,8 et
1,2 mètre. La datation de ces structures
sommitales est impossible.
La datation de ces sites reste encore une fois
approximative en l’absence de fouille. La
morphologie des sites à tertre circulaire ou
quadrangulaire indique une occupation médiévale,
mais la question est plus problématique dans le cas
des enceintes, qui sont attestées de la
protohistoire à la fin du Moyen Age et dans le cas
des plates-formes fossoyées qui peuvent être
datées de la fin du Moyen Age (sorte de transition
entre la motte et le manoir non fossoyé).
Seuls des sondages permettraient de répondre
à plusieurs problématiques majeures :
- identifier la nature de l’occupation du site à
partir du mobilier. La question étant de savoir si
certains de ces sites ont connu une occupation à
vocation militaire, destinés à marquer le territoire,
ce que la simple observation ne permet pas de
mettre en avant ; ou si ces sites étaient avant tout
résidentiels.
- identifier la période d’occupation. Il s’agit non
seulement de préciser la période de construction
de ces sites, mais également leur durée
d’utilisation (à partir du comblement des fossés
notamment) et leur changement de destination
(militaire vers résidentielle par exemple).
- Compléter les données historiques dont nous
disposons pour certains sites, notamment pour les
dates d’occupation et l’installation de prieurés par
exemple.
- Préciser pour les sites complexes la
chronologie de la mise en place de ces
fortifications. C’est le ca notamment ici pour les
sites urbains (Rohan notamment qui présente
encore un potentiel archéologique important) mais
aussi du site de Bodieu pour lequel la question de
la relation chronologique entre la grande enceinte,
la motte et l’enceinte située au sud, reste à
confirmer.
- étudier de façon plus systématique la
morphologie des mottes : profil originel du site,
processus de remblaiement des fossés,
identification de défenses disparues (fossés, talus)
- caractériser plus précisément la nature de
certains sites hypothétiques, notamment dans le
cas des enceintes (mais elles sont ici toutes
détruites) ou des plate-forme (du type de celle de
Bodinais)
PARTIE II - Inventaire des sites
Tableau de synthèse des sites répertoriés
Les fiches de sites sont classées dans l’ordre présenté dans ce tableau. Dans un premier temps les
châteaux majeurs, puis les sites fossoyés conservés en élévation, avant les sites fossoyés attestés.
Enfin, dans une dernière partie les sites hypothétiques.
Au sein de chaque catégorie les sites sont présentés selon l’ordre alphabétique de la commune.
Les sites qui ont fait l’objet d’un relevé sont classés dans la catégorie « sites en élévation », les plans
et les analyses topographiques sont donc jointes à ces fiches (documents annexes).
Toponyme Commune nature du site
Coord. Lambert II
étendu
x y z (en m)
Châteaux et manoirs
1
Château de Guémené Guémené-sur-Scorff
motte détruite,
château détruit
187,071
2355,481
136
2
Château de Josselin Josselin
château fin Moyen
Age en élévation
235,476
2339,419
43
3
Manoir de Griffet Pleugriffet manoir détruit
225,314
2344,284
101
4
Château des Salles Pontivy
château fin Moyen
Age en élévation
205,296
2354,556
65
5
Château de Rohan Rohan
motte partiellement
conservée, château
détruit
220,984
2353,139
80
6
Château de Penret Sainte-Brigitte
manoir fin Moyen
Age partiellement en
élévation
193,348
2367,857
202
Sites en élévation
1
Coet-ar-Houarn / Coz (Er) Castel Baud maison-forte ?
198,579
2334,229
103
2
Trégagnin Baud motte
196,891
2332,724
30
3
Cohcastel Bignan motte
215,48
2329,766
97
4
Bodinais Les Forges plate-forme
5
Cravial Lignol motte
184,825
2353,477
133
6
Bodieu / Camp des Rouëts Mohon motte
238,425
2349,162
62
7
La Haye Pleugriffet motte
227,004
2343,038
110
8
Callac Plumelec motte
233,31
2324,503
86
9
Er Hastel /Bourgerel Le Castel Remungol motte
209,695
2341,262
76
10
Corboulo / Motten-Morvan Saint-Aignan motte
202,177
2366,263
98
11
Kerminisy Saint-Tugdual motte
176,868
2360,456
225
12
Kersallic Saint-Tugdual motte
175,235
2359,897
194
13
Govran Séglien motte
192,349
2358,624
177
Sites attestés
1
Castennec Bieuzy château ? Motte
198,555
2345,032
85
2
Kerhué Crédin enceinte
219,715
2352,482
108
3
Forêt de Branguily Gueltac
motte ? Enceinte?
Maison-forte?
215,908
2357,632
124
4
Tellen Guénin enceinte
206,115
2334,239
85
5
Ténuel / Ténevel Guénin enceinte
203,535
2335,182
43
6
Le Fourdan Guern motte ?
190,28
2352,074
142
7
Château-Thro Guilliers château ? Motte?
244,03
2348,747
66
8
Le Plessis Langoelan enceinte
185,035
2360,667
183
9
Quelneuf / Pont-Méleuc Lanouée motte
230,475
2342,602
80
10
Calers néac enceinte
239,463
2360,789
117
11
Viaouit Moustoir'ac motte
211,99
2331,404
93
12
Le Château de la Motte Noyal-Pontivy motte ? Château?
211,41
2352,782
133
13
Kerhoel Persquen enceinte
187,405
2350,485
144
14
Coët-Even Ploerdut enceinte
182,728
2356,449
162
15
Kerroc'h Pluméliau motte
201,86
2345,691
91
16
Nénez Pluméliau motte
202,773
2344,957
128
17
Bois de Castel Saint-Servant motte ? Enceinte ?
240,878
2333,089
55
18
Saint-Gobrien / Les Rochers Bleus Saint-Servant motte
236,57
2336,879
56
Sites hypothétiques
1
Botchosse Baud Enceinte ?
194,826
2333,801
69
2
Kertanguy Bieuzy motte ?
201,215
2349,387
159
3
Lansoiff Cléguérec motte ?
193,613
2361,454
170
4
Kerantourner Cléguérec motte ?
196,058
2361,056
172
5
Kérival Guénin motte ? Enceinte ?
202,415
2335,132
108
6
Bois de Coët-Codu / Penfao Langoelan enceinte
184,539
2364,549
258
7
Coz Castel Locmalo enceinte
188,658
2355,661
151
8
Coët-Caro Locmalo enceinte ?
190,32
2355,901
152
9
Lesmaëc Locmalo enceinte ?
188,49
2354,621
153
10
La Cour-de-Lestrugant Malguénac motte ?
199,165
2356,962
199
11
Kerven-Paul Melrand motte ?
195,43
2346,037
74
12
Beaulieu Moréac ?
215,295
2335,102
121
13
Château-Mabon Radenac manoir ?
221,32
2342,022
86
I. Châteaux et manoirs
1
Château de Guémené Guémené-sur-Scorff
motte détruite,
château détruit
187,071
2355,481
136
2
Château de Josselin Josselin
château fin Moyen
Age en élévation
235,476
2339,419
43
3
Manoir de Griffet Pleugriffet manoir détruit
225,314
2344,284
101
4
Château des Salles Pontivy
château fin Moyen
Age en élévation
205,296
2354,556
65
5
Château de Rohan Rohan
motte partiellement
conservée, château
détruit
220,984
2353,139
80
6
Château de Penret Sainte-Brigitte
manoir fin Moyen
Age partiellement en
élévation
193,348
2367,857
202
Commune
G
UÉMÉNÉ
(-
SUR
-S
CORFF
)
Département 56 ‐ Morbihan
Canton Guéméné‐sur‐Scorff
Réf. carte IGN 1/25000
e
818 O (1997)
Toponyme du site
Le Château / La Motte à Madame
D
ONNÉES CARTOGRAPHIQUES ET CADASTRALES
N° d'entité archéologique
(Données PATRIARCHE)
‐‐
D
ONNÉES ADMINISTRATIVES
D
ONNÉES HISTORIQUES
V
ESTIGES
(
PARTIE FOSSOYÉE
)
1251 (Preuves, I, 1113)
1
er
seigneur associé
Guégant, milieu XIe.
Site religieux associé
1
ère
mention de la paroisse/trêve
XIe
Oui Non chapelle castrale (datation inconnue)
Seigneurie dépendante de
Kemenet‐Guegant, puis vicomté de Rohan à partir du XIIe siècle / Comté de Porhoët.
1
ère
mention du site
Cadastre ancien (napoléonien)
3 P 102/2
X = 187,126
Section
unique, 1e feuille
Y = 2355,514 Altitude moyenne= 138 m
Année
1842
Parcelle(s) 139, sans numéro
Nature du site
motte ?
Etat de conservation
site détruit
Propriété privée
O
UI
N
ON
Fossés
‐‐
Basse‐cour
‐‐
Forme du tertre
‐‐
Description :
G. Le Gallonec dans son ouvrage Pierres Guéménoises... mentionne la destruction d'une motte en 1928, détruite pour combler les fossés du
château XVe". Le tertre quadrangulaire est décrit comme composé de couches de sable et de cendres alternées. Le tout était édifié sur une roche
de schiste micacé. Il écrit également que ce tertre pourrait être surmonté d'une "donjon en charpente", image courante du donjon de bois
médiéval. La description de la composition interne du tertre laisse toutefois perplexe.
La présence de cette butte est en effet confirmée par une photographie des années 1920, montrant un mur partiellement emotté en cours de
destruction. Cette photographie, due à Mgr de Villeneuve, est la seule "preuve" de l'existence de ce tertre. Toutefois nous ne pouvons pas
préciser ses dimensions, ne sa datation.
La tradition attribue cette motte à Guégant, fils de Piriou (de la Roche‐Piriou), lié à la famille des comtes de Cornouaille. Guémené et son
château viennent au XIIe siècle dans les possessions des Rohan et resteront dans cette vicomté jusqu'à la Révolution.
Le parcellaire ne conserve aucune trace de cette fortification primitive. Il a été totalement repris par l'installation du château sans doute dès le
XIIIe siècle. Il adopte alors un vaste plan, comme à Rohan ou à Josselin : il s'agit à la fin du Moyen Age d'une grande muraille cernée de 8 tours,
avec de vastes logis adossés à ces courtines. Cette architecture, bien connue par les documents, notamment par les travaux de Mgr de Villeneuve,
est malheureusement détruite. Il ne reste que quelques mètres de remparts et des éléments épars (tours, porterie des Rohan par exemple).
Toutefois l'installation de ce vaste château a totalement masqué les traces de l'installation antérieure au XIIe siècle.
A 200 mètres au sud de ce tertre se trouve le lieu‐dit Motte à Madame, où aucun vestige n'est conservé. Les parcelles désignées sous ce nom
se situent à la croisée des chemins de Guéméné à Baud et de Scaër à Pontivy.
Pérennité de l'occupation :
Occupation antérieure
Attestée Inconnue
Nature
Date de prospection
septembre 2010
Date de rédaction
septembre 2011
Identification du site
Vestiges
Mobilier
Texte(s)
Interprétation
Nature ChâteauOccupation postérieure Attestée Inconnue
Site
en élévation attesté hypothétique
Nb de sites référencés sur la commune 1
Superficie de la commune
1,17 km²
Coordonnées Lambert ‐ Système : Lambert II étendu
Cadastre : Section Parcelle(s)Année
Côte
Pour les trêves, paroisse de rattachement Locmalo
T
OPOGRAPHIE ET ENVIRONNEMENT
Site en limite de paroisse Oui Non
Proximité d'un cours d'eau Scorff
Eléments économiques attestés
moulins
Situation Promontoire
Oui Non
Référence carte BRGM
S
EIGNEURIE ASSOCIÉE
:
HISTORIQUE
Toponyme Le Château / La Motte à MadameCommune Guéméné (‐sur‐Scorff)
Voie ancienne à proximité Oui Non
Le site est associé à Guégant, descendant de Piriou, seigneur de la Roche‐Piriou au milieu du XIe siècle. Toutefois le rapprochement avec le
château de Guémené ne repose que sur la toponymie. Le château revient ensuite aux Rohan, qui sont en possession du Kemenet‐Guegant dès le
XIIe siècle.
En 1251, il revient en dot à Mabile de Rohan,soeur d'Alain VI de Rohan et épouse de Robert de Beaumer. Il passe ensuite à ses descendants,
Philippe, puis Eon Guillaume et enfin Thomas (Preuves, I, 1113, 1192).
Le château est ensuite confisqué au milieu du XIVe siècle (Preuves, I, 1493) et confié à Roger David.
En 1377, Jean I, vicomte de Rohan, acquit de Jeanne de Beaumez, épouse de Jean de Longueval, pour la somme de 3,400 sous d'or, les
châtellenies de Guémené et de la Roche‐Périou ; ces seigneuries comprenaient alors Priziac, Saint‐Tugdual, Ploërdut, Langoélan, Lescoet, Silfiac,
Leshernin en Séglien, Locmalo, Persquen et Lignol (Preuves, II, 176).
V
ESTIGES MAÇONNÉS
Occupation du sol
zone lôtie
I
NTERVENTIONS
Nature et annéeFouilles récentes O
UI
N
ON
Fouilles anciennes O
UI
N
ON
Nature et année
destruction jusqu'en 1925
Nature du mobilier
Relevé topographique Oui Non Date
Nombre de points
Intervenants
Présence Absence Mention
Localisation
au niveau de la "motte"
Datation médiévale
Description :
Des vestiges maçonnés sont visibles sur la photographie de Mgr de Villeneuve. Toutefois la qualité de cette photographie ne permet pas de
préciser la nature de cette construction.
Site associé à un miles Oui Non
Autre
Peuplement associé Oui Non Eventuellement
Distance sur place
P
EUPLEMENT
Nature du peuplementun habitat groupé s'est implanté à l'est du château, côté plateau. Il prend la forme d'un village‐rue.
B
IBLIOGRAPHIE
Récente :
‐ AMIOT, Christophe. Lignages et châteaux en Bretagne avant 1350, Thèse dactylographiée, Université de Rennes 2, 1999, p. 99
LE BADEZET, Nicolas. Mottes en enceintes du département du Morbihan (XIe‐XIIIe siècles). moire de maîtrise, Université de Rennes 2, 2002,
p. 27
‐ OILLIC, H. et LE CALLONEC, G. Pierres guémenoises ou le château disparu. ed. Keltiagraphic, Gourin, 1999, pp. 46‐47
L
ISTE DES ANNEXES ICONOGRAPHIQUES
‐ Localisation du site sur carte IGN 1/25000e
‐ Extrait du cadastre ancien (1842)
S
OURCES RELATIVES AU SITE ET À LA SEIGNEURIE
Toponyme Le Château / La Motte à MadameCommune Guéméné (‐sur‐Scorff)
Dom Morice, Preuves, I, col. 1113, 1192, 1493.
‐ Dom Morice, Preuves, II, col. 176.
Carte de localisation (fond IGN 1/25000e)
Cadastre ancien (extrait)
Toponyme Le Château / La Motte à MadameCommune Guéméné (‐sur‐Scorff)
cadastre ancien, plan d'assemblage.
Commune
J
OSSELIN
Département 56 ‐ Morbihan
Canton Josselin
Réf. carte IGN 1/25000
e
919 E (1996)
Toponyme du site
Château
D
ONNÉES CARTOGRAPHIQUES ET CADASTRALES
N° d'entité archéologique
(Données PATRIARCHE)
‐‐
D
ONNÉES ADMINISTRATIVES
D
ONNÉES HISTORIQUES
V
ESTIGES
(
PARTIE FOSSOYÉE
)
Cartulaire de Redon, vers 1008; 1059, Castellum Goscelinus
1
er
seigneur associé
Site religieux associé
1
ère
mention de la paroisse/trêve
Oui Non
Seigneurie dépendante de
comté de Porhoët
1
ère
mention du site
Cadastre ancien (napoléonien)
3 P 118
X = 235,501
Section
B (unique)
Y = 2339,399 Altitude moyenne= 39 m
Année
1832
Parcelle(s)
Nature du site
château
Etat de conservation
site détruit
Propriété privée
O
UI
N
ON
Fossés
‐‐
Basse‐cour
‐‐
Forme du tertre
‐‐
Description :
Le site de Josselin ne présente plus de vestiges correspondant au XIe‐XIIIe siècle. Malgré les mentions précoces (fondation présumée autour
de 1008 d'après un acte du cartulaire de Redon considéré comme un faux, mais reprenant sans doute un fait réel), aucune trace d'une
fortification antérieure au XIVe siècle.
La mention d'une destruction du château en 1168, explique son remplacement à la fin du Moyen Age par une fortification plus massive. Les
élévations actuelles sont en grande majorité datées du XVe siècle.
La situation dominante du château actuel, au dessus de l'Oust, laisse supposer que la fortification primitive s'était installée sur ces mêmes
rochers.
La ville de Josselin s'est developpée autour du château et de la chapelle Notre‐Dame du Roncier. Elle devient ville fortifiée à une date
inconnue.
Pérennité de l'occupation :
Occupation antérieure
Attestée Inconnue
Nature
Date de prospection
--
Date de rédaction
novembre 2011
Identification du site
Vestiges
Mobilier
Texte(s)
Interprétation
NatureOccupation postérieure Attestée Inconnue
Site
en élévation attesté hypothétique
Nb de sites référencés sur la commune 1
Superficie de la commune
4,48 km²
Coordonnées Lambert ‐ Système : Lambert II étendu
Cadastre : Section Parcelle(s)Année
Côte
Pour les trêves, paroisse de rattachement
T
OPOGRAPHIE ET ENVIRONNEMENT
Site en limite de paroisse Oui Non
Proximité d'un cours d'eau Oust
Eléments économiques attestés
moulins
Situation Eperon
Oui Non
Référence carte BRGM
S
EIGNEURIE ASSOCIÉE
:
HISTORIQUE
Toponyme ChâteauCommune Josselin
Voie ancienne à proximité Oui Non
Le château est d'abord mentionné comme résidence de Guéthenoc. Après 1008 il décide d'abandonner Château‐Thro (Guilliers) pour s'établir à
Josselin, plus au sud. Il possède et réside sans doute encore en 1026 à Château‐Thro (Cartulaire de Redon, n°292 et Cartulaire du Morbihan, n°149),
mais le transfert vers Josselin est effectif vers 1040.
Le château est aux mains des Fougères en 1241 suite au partage du Porhoët. A cette date le château a été reconstruit.
V
ESTIGES MAÇONNÉS
Occupation du sol
zone lôtie, jardins
I
NTERVENTIONS
Nature et annéeFouilles récentes O
UI
N
ON
Fouilles anciennes O
UI
N
ON
Nature et année
Nature du mobilier
Relevé topographique Oui Non Date
Nombre de points
Intervenants
Présence Absence Mention
Localisation
Datation
Description :
Site associé à un miles Oui Non
Autre
Peuplement associé Oui Non Eventuellement
Distance sur place
P
EUPLEMENT
Nature du peuplementville de Josselin
B
IBLIOGRAPHIE
Aucune source sur le château primitif de Josselin.
L
ISTE DES ANNEXES ICONOGRAPHIQUES
‐ Localisation du site sur carte IGN 1/25000e
‐ Extrait du cadastre ancien (1832)
S
OURCES RELATIVES AU SITE ET À LA SEIGNEURIE
Toponyme ChâteauCommune Josselin
‐ Cartulaire de Redon, n°292 (également cartulaire de Redon, n°136), acte de 1008‐1026, sans doute écrit au XIIe siècle
Carte de localisation (fond IGN 1/25000e)
Cadastre ancien (extrait)
Toponyme ChâteauCommune Josselin
cadastre ancien, vue d'ensemble de la section B
Commune
P
LEUGRIFFET
Département 56 ‐ Morbihan
Canton Rohan
Réf. carte IGN 1/25000
e
919 E (1996)
Toponyme du site
Manoir de Griffet
D
ONNÉES CARTOGRAPHIQUES ET CADASTRALES
N° d'entité archéologique
(Données PATRIARCHE)
‐‐
D
ONNÉES ADMINISTRATIVES
D
ONNÉES HISTORIQUES
V
ESTIGES
(
PARTIE FOSSOYÉE
)
1284, "manoir de Griffet"
1
er
seigneur associé
seigneur de Lanvaux, et Samson de Griffet (1295)
Site religieux associé
1
ère
mention de la paroisse/trêve
Oui Non chapelle
Seigneurie dépendante de
Seigneurie de Lanvaux, puis fin XIIIe à Alain IV de Rohan
1
ère
mention du site
Cadastre ancien (napoléonien)
3 P 206/11
X = (226,033)
Section
B2
Y = (2346,497) Altitude moyenne= (63m)
Année
1841
Parcelle(s) ‐‐
Nature du site
manoir / château
Etat de conservation
site détruit
Propriété privée
O
UI
N
ON
Fossés
‐‐
Basse‐cour
‐‐
Forme du tertre
‐‐
Description :
Situé au nord du bourg, sur l'Oust, ce site a pu être en partie fossoyé.
Considéré comme l'ancien château de Griffet, siège de la seigneurie de Pleugriffet (ou Plouec‐Griffet) qui appartenait dès 1260 à la famille
Lanvaux, ce château ou manoir est resté en élévation jusqu'au milieu du XVIe siècle. Nous n'avons aucune indication sur sa morphologie primitive.
Sa localisation précise n'est pas non plus connue.
Lors d'une enquête datée du 13 avril 1479, le sieur de Guémené dépose qu'en "cette vicomté de Rohan, il y avait anciennement plusieurs
autres châteaux et places fortes, savoir .... le château de Ploe‐Griffet... l'on dit qu'il y avait anciennement capitaine, guet et garde de par les
prédécesseurs du dit Vicomte, et qui a été ruiné et démoli par les Anglais alors ennemi de ce duché, ainsi qu'il apparaît à l'évidence...". Le château
est rasé en 1571.
Il ne subsiste rien de ce site.
Pérennité de l'occupation :
Occupation antérieure
Attestée Inconnue
Nature
Date de prospection
avril 2011
Date de rédaction
novembre 2011
Identification du site
Vestiges
Mobilier
Texte(s)
Interprétation
Nature ChâteauOccupation postérieure Attestée Inconnue
Site
en élévation attesté hypothétique
Nb de sites référencés sur la commune 2
Superficie de la commune
38,49 km²
Coordonnées Lambert ‐ Système : Lambert II étendu
Cadastre : Section Parcelle(s)Année
Côte
Pour les trêves, paroisse de rattachement
T
OPOGRAPHIE ET ENVIRONNEMENT
Site en limite de paroisse Oui Non
Proximité d'un cours d'eau Oust
Eléments économiques attestés
‐‐
Situation Rebord de plateau
Oui Non
Référence carte BRGM
S
EIGNEURIE ASSOCIÉE
:
HISTORIQUE
Toponyme Manoir de GriffetCommune Pleugriffet
Voie ancienne à proximité Oui Non
En 1260, la seigneurie de Pleugriffet ou Ploeuc‐Griffet appartient aux seigneurs de Lanvaux. En 1284, des textes concernant la confiscation des
biens de la famille Lanvaux confirment que "le manoir de Griffet et la paroisse de Ploeuc" font partie de la Maison des Lanvaux. C'est à cette
période que les terres et le château de Griffet passent à Alain VI de Rohan.
En novembre 1295, Samson du Griffet et son épouse Alaix, ainsi que Laurent du Griffet son frère, Thomas du Griffet et son épouse Margelie
cèdent, pour 17 livres, à Geoffroi, fils du vicomte de Rohan, toutes les terres qui leur appartiennent dans la paroisse de Pleugriffet.
Il est impossible de dire si cette famille était liée au manoir.
V
ESTIGES MAÇONNÉS
Occupation du sol
zone lôtie
I
NTERVENTIONS
Nature et annéeFouilles récentes O
UI
N
ON
Fouilles anciennes O
UI
N
ON
Nature et année
Nature du mobilier
Relevé topographique Oui Non Date
Nombre de points
Intervenants
Présence Absence Mention
Localisation
Datation
Description :
Site associé à un miles Oui Non
Autre
Peuplement associé Oui Non Eventuellement
Distance
P
EUPLEMENT
Nature du peuplementhameau de Griffet ?
B
IBLIOGRAPHIE
Aucune source sur le manoir de Pleugriffet.
L
ISTE DES ANNEXES ICONOGRAPHIQUES
‐ Localisation du site sur carte IGN 1/25000e
‐ Extrait du cadastre ancien (1841)
S
OURCES RELATIVES AU SITE ET À LA SEIGNEURIE
Toponyme Manoir de GriffetCommune Pleugriffet
‐ Cartulaire du Morbihan, n°439
Carte de localisation (fond IGN 1/25000e)
Cadastre ancien (extrait)
Toponyme Manoir de GriffetCommune Pleugriffet
Commune
P
ONTIVY
Département 56 ‐ Morbihan
Canton Pontivy
Réf. carte IGN 1/25000
e
818 E (1997)
Toponyme du site
Les Salles
D
ONNÉES CARTOGRAPHIQUES ET CADASTRALES
N° d'entité archéologique
(Données PATRIARCHE)
56 178 0002
D
ONNÉES ADMINISTRATIVES
D
ONNÉES HISTORIQUES
V
ESTIGES
(
PARTIE FOSSOYÉE
)
1
er
seigneur associé
Alain, vicomte de Rohan (?), après 1128
Site religieux associé
1
ère
mention de la paroisse/trêve
1387
Oui Non
Seigneurie dépendante de
Comté de Porhoët, vicomté de Rohan
1
ère
mention du site
Cadastre ancien (napoléonien)
3 P 224/20
X = 205,149
Section
I1
Y = 2354,576 Altitude moyenne= 57m
Année
1814
Parcelle(s) 510‐513 + rue de la Motte
Nature du site
(château)
Etat de conservation
site détruit
Propriété privée
O
UI
N
ON
Fossés
‐‐
Basse‐cour
‐‐
Forme du tertre
‐‐
Description :
Le château actuellement en élévation, élevé par les Rohan, est tardif et ne concerne pas cette étude. Il succède toutefois au château des
Salles, situé au bord du Blavet. Mais une charte de la fin du XIIIe siècle, qui prétend reprendre un document de 1160 (Preuves, I, 638), atteste qu'il
existait avant un château à Pontivy, ainsi que des bourgeois et un hôpital. Il est ruiné vers 1342. Ce site est ensuite remplacé à la fin du XVe siècle
par le château actuel, qui s'implante légèrement plus à l'est.
Ce château a probablement été construit par le vicomte Alain II de Rohan après 1128, Alain Ier ayant déjà fait construire Rohan dans les
années 1120. Il décède en 1128.
La première mention concernant Pontivy dans les actes intervient seulement en 1184, dans une charte du vicomte Alain III de Rohan. Seuls les
moulins de Pontivy sont alors mentionnés.
Au XVe siècle l'ancien emplacement du château est donné pour devenir un couvent des Frères de l'Observance (aujourd'hui couvent des
Récollets). A un quartier de ce couvent on retrouve une Rue de la Motte, indiquant peut‐être la présence d'une fortification de terre située à
proximité du Blavet et du pont le franchissant.
Pérennité de l'occupation :
Occupation antérieure
Attestée Inconnue
Nature
Date de prospection
--
Date de rédaction
septembre 2011
Identification du site
Vestiges
Mobilier
Texte(s)
Interprétation
Nature ChâteauOccupation postérieure Attestée Inconnue
Site
en élévation attesté hypothétique
Nb de sites référencés sur la commune 1
Superficie de la commune
24,85 km²
Coordonnées Lambert ‐ Système : Lambert II étendu
Cadastre : Section Parcelle(s)Année
Côte
Pour les trêves, paroisse de rattachement
T
OPOGRAPHIE ET ENVIRONNEMENT
Site en limite de paroisse Oui Non
Proximité d'un cours d'eau Blavet
Eléments économiques attestés
moulins (1184)
Situation Fond de vallée
Oui Non
Référence carte BRGM
S
EIGNEURIE ASSOCIÉE
:
HISTORIQUE
Toponyme Les SallesCommune Pontivy
Voie ancienne à proximité devient noeuds de voiesOui Non
Ce château a probablement été construit par le vicomte Alain II de Rohan après 1128, Alain Ier ayant déjà fait construire Rohan dans les années
1120. Il décède en 1128.
V
ESTIGES MAÇONNÉS
Occupation du sol
zone lôtie
I
NTERVENTIONS
Nature et annéeFouilles récentes O
UI
N
ON
Fouilles anciennes O
UI
N
ON
Nature et année
Nature du mobilier
Relevé topographique Oui Non Date
Nombre de points
Intervenants
Présence Absence Mention
Localisation
Datation
Description :
Site associé à un miles Oui Non
Autre
Peuplement associé Oui Non Eventuellement
Distance
P
EUPLEMENT
Nature du peuplementbourg de Pontivy, existant au moins vers 1160‐1181, date à laquelle Alain donne un bourgeois aux
Hospitaliers (CM, 225)
B
IBLIOGRAPHIE
Ancienne :
‐ LE MENE, Joseph‐Marie. Histoire archéologique, féodale et religieuse des paroisses du diocèse de Vannes, tome 2, 1891, p. 221
Récente :
‐ CHEDEVILLE, André et TONNERRE, Noël‐Yves. La Bretagne féodale, 1987, p. 188
‐ ROSE, Y. Le château de Pontivy, p. 19‐22.
‐ KERVELLA, Divi. Les noms de lieux de Pontivy, Office de la Langue Bretonne
L
ISTE DES ANNEXES ICONOGRAPHIQUES
‐ Localisation du site sur carte IGN 1/25000e
‐ Extrait du cadastre ancien (1814)
S
OURCES RELATIVES AU SITE ET À LA SEIGNEURIE
Toponyme Les SallesCommune Pontivy
Cartulaire Général du Morbihan, n°225, n° 235, n° 394, n° 405
‐ Dom Morice, Preuves, I, col. 1075.
Carte de localisation (fond IGN 1/25000e)
Cadastre ancien (extrait)
Toponyme Les SallesCommune Pontivy
Cadastre ancien, plan d'ensemble de la section.
Commune
R
OHAN
Département 56 ‐ Morbihan
Canton Rohan
Réf. carte IGN 1/25000
e
918 O (1996)
Toponyme du site
Château
D
ONNÉES CARTOGRAPHIQUES ET CADASTRALES
N° d'entité archéologique
(Données PATRIARCHE)
56 198 0005
D
ONNÉES ADMINISTRATIVES
D
ONNÉES HISTORIQUES
V
ESTIGES
(
PARTIE FOSSOYÉE
)
après 1120, avant 1127
1
er
seigneur associé
Alain Ier
Site religieux associé
1
ère
mention de la paroisse/trêve
Oui Non chapelle castrale, puis prieuré de Marmoutier
Seigneurie dépendante de
comté de Porhoët, vicomté de Rohan
1
ère
mention du site
Cadastre ancien (napoléonien)
3 P 242/3
X = 220,981
Section
unique (2)
Y = 2353,134 Altitude moyenne= 81 m
Année
1840
Parcelle(s) 117
Nature du site
motte
Etat de conservation
site partiellement conservé
Propriété privée
O
UI
N
ON
Fossés
comblés
Basse‐cour
partiellement conservée ?
Forme du tertre
circulaire
Description :
La forme primitive de ce château est mal connue. Les élévations restantes, rares, sont de la fin du Moyen Age. Elles correspondent au château
vendu en 1844 pour construire l'abbaye de Timadeuc, ce qui explique le peu de vestiges en place. L'organisation primitive du site est connue par
quelques indices parcellaires confrontés au terrain.
En effet, le cadastre ancien montre une parcelle grossièrement circulaire (n°117) au sud du château de la fin du Moyen Age. Cette parcelle
semble séparée du château (basse‐cour?) par une parcelle longue, sans doute vestige d'un fossé comblé.
Sur le terrain elle domine encore nettement son environnement, présentant le profil d'une motte. Il est donc probable que ce tertre soit le
noyau primitif de la fortification mentionnée dès 1127 lorsque Alain Ier donne à Marmoutier le bourg situé devant son château. Ce bourg,
organisé autour de la chapelle Saint‐Martin, sans doute première chapelle castrale, est situé sur la paroisse de Crédin. Il est appelé "bourg aux
moines" et domine topographiquement le château, cette position étant assez étonnante. Il est séparé de la motte par un fossé peu marqué
aujourd'hui.
Ce tertre est aujourd'hui une annexe du cimetière communal. Son diamètre atteint 55 mètres environ à la base, pour une hauteur de 7 mètres
environ au nord.
Il est donc possible d'imaginer l'installation d'une fortification de type motte au début du XIIe siècle, le promontoire situé au nord
correspondant alors à la basse‐cour primitive de l'ensemble. La ville s'est développée au pied de ce château, à l'exception du bourg aux moines
situé sur le plateau au sud.
Les sondages archéologiques menés en 2005 n'ont pas permis d'identifier nettement l'occupation aristocratique avant le XIIIe siècle, mais le
fossé séparant la motte de la basse‐cour a été dégagé.
Le château originel est indiqué par certains auteurs comme constitué d'une "motte féodale surmontée d'une tour carrée, avec bâtiments
accessoires, talus ou mur d'enceinte, et douves profondes, ou pénètre l'eau de la rivière", ce que confirme encore le parcellaire conservé.
Pérennité de l'occupation :
Occupation antérieure
Attestée Inconnue
Nature
Date de prospection
août 2010
Date de rédaction
septembre 2011
Identification du site
Vestiges
Mobilier
Texte(s)
Interprétation
Nature ChâteauOccupation postérieure Attestée Inconnue
Site
en élévation attesté hypothétique
Nb de sites référencés sur la commune 1
Superficie de la commune
2,34 km²
Coordonnées Lambert ‐ Système : Lambert II étendu
Cadastre : Section Parcelle(s)Année
Côte
Pour les trêves, paroisse de rattachement
T
OPOGRAPHIE ET ENVIRONNEMENT
Site en limite de paroisse Oui Non
Proximité d'un cours d'eau Oust
Eléments économiques attestés
?
Situation Promontoire
Oui Non
Référence carte BRGM
S
EIGNEURIE ASSOCIÉE
:
HISTORIQUE
Toponyme ChâteauCommune Rohan
Voie ancienne à proximité Oui Non
Alain Ier est le seigneur fondateur de ce château. Il a sans doute délaissé pour lui le site de Castennec (Bieuzy) dans les années 1120.
Le site est ensuite resté entre les mains des seigneurs de Rohan.
Cartulaire Général du Morbihan, n° 204: "L'année de l'Incarnation du Seigneur 1128, sous le règne de Louis, Conan étant comte de Bretagne, moi
Alain, vicomte, j'ai donné et donne à Saint‐Martin et aux moines du monastère situé près du château de Josselin, tout le bourg situé devant la porte
de mon nouveau château appelé Rohan, et le terrain s'étendant au midi jusqu'à la rivière l'Oust à la condition d'y établir une église et un cimetière...
plus un moulin, la moitié d'une villa, les dîmes et droits de la paroisse de Crédin.... à charge de prier pour moi et pour mes défunts. Fait en notre
château de Rohan, sous le sceau et avec notre paraphe. A. de Rohan".
V
ESTIGES MAÇONNÉS
Occupation du sol
cimetière
I
NTERVENTIONS
Nature et année
2005, sondages INRAP ‐ Jocelyn Martineau
Fouilles récentes O
UI
N
ON
Fouilles anciennes O
UI
N
ON
Nature et année
Nature du mobilier
Relevé topographique Oui Non Date
Nombre de points
Intervenants
Présence Absence Mention
Localisation
tertre
Datation
Description :
La mention d'une tour carré au sommet de la motte est donnée par plusieurs érudits. Toutefois les vestiges n'ont jamais été visibles.
Site associé à un miles Oui Non
Autre
Peuplement associé Oui Non Eventuellement
Distance
P
EUPLEMENT
Nature du peuplementbourg aux moines, et ville au nord.
B
IBLIOGRAPHIE
Ancienne :
‐ LE MENE, Joseph‐Marie. "Châteaux forts du Morbihan", BSPM, 1914‐1916, pp. 62‐66
Récente :
AMIOT, Christophe. Lignages et châteaux en Bretagne avant 1350, Thèse dactylographiée, Université de Rennes 2, 1999, tome 1, p. 96, tome
3, fig. 260
‐ MARTINEAU, Jocelyn. Rapport de sondage. Château de Rohan, INRAP, SRA Bretagne, 2006.
L
ISTE DES ANNEXES ICONOGRAPHIQUES
‐ Localisation du site sur carte IGN 1/25000e
‐ Extrait du cadastre ancien (1840)
S
OURCES RELATIVES AU SITE ET À LA SEIGNEURIE
Toponyme ChâteauCommune Rohan
‐ Cartulaire Général du Morbihan, n° 204 (donation du bourg à Marmoutier)
Dom Morice, Preuves, I, col. 151, col. 554 (En 1127, Alain donne "à Dieu, à Saint‐Martin de Marmoutier et à ses moines, représentés par les
religieux de Saint‐Martin de Josselin, tout le bourg situé devant la porte du nouveau château de Rohan, et le terrain s'étendant au midi jusqu'à la
rivière de l'Oust, à la condition d'y établir une église et un cimetière")
Carte de localisation (fond IGN 1/25000e)
Cadastre ancien (extrait)
Toponyme ChâteauCommune Rohan
Commune
S
AINTE
-B
RIGITTE
Département 56 ‐ Morbihan
Canton Cléguérec
Réf. carte IGN 1/25000
e
818 O (1997)
Toponyme du site
Château des Salles
D
ONNÉES CARTOGRAPHIQUES ET CADASTRALES
N° d'entité archéologique
(Données PATRIARCHE)
‐‐
D
ONNÉES ADMINISTRATIVES
D
ONNÉES HISTORIQUES
V
ESTIGES
(
PARTIE FOSSOYÉE
)
1125, puis 1232, donation à Bon‐Repos effectuée à Penret
1
er
seigneur associé
Alain I de Rohan, vicomte
Site religieux associé
1
ère
mention de la paroisse/trêve
Oui Non chapelle attestée au XVIe (elle est alors calviniste)
Seigneurie dépendante de
Vicomté de Rohan
1
ère
mention du site
Cadastre ancien (napoléonien)
3 P 280/4
X = 193,425
Section
A2
Y = 2367,871 Altitude moyenne= 205 m
Année
1835
Parcelle(s) 199‐204
Nature du site
manoir
Etat de conservation
site détruit (mais ensemble fin Moyen Age partiellement conservé)
Propriété privée
O
UI
N
ON
Fossés
partiellement conservés
Basse‐cour
‐‐
Forme du tertre
‐‐
Description :
Le château primitif n'a pas laissé de traces. Son emplacement a du se maintenir depuis le XIIe siècle, date à laquelle ce site est déjà considéré
comme un château, puisqu'il est cité vers 1125 dans un acte à l'abbaye de Redon.
Le plan actuel est un plan quadrangulaire avec des tours d'angle importantes. Le logis, ainsi que la partie est de l'enceinte sont encore bien
conservés en élévation.
Le site est abandonné depuis la fin des années 1970, date à laquelle les derniers locataires ont quitté le château.
Pérennité de l'occupation :
Occupation antérieure
Attestée Inconnue
Nature
Date de prospection
juin 2011
Date de rédaction
septembre 2011
Identification du site
Vestiges
Mobilier
Texte(s)
Interprétation
NatureOccupation postérieure Attestée Inconnue
Site
en élévation attesté hypothétique
Nb de sites référencés sur la commune 1
Superficie de la commune
17,74 km²
Coordonnées Lambert ‐ Système : Lambert II étendu
Cadastre : Section Parcelle(s)Année
Côte
Pour les trêves, paroisse de rattachement
T
OPOGRAPHIE ET ENVIRONNEMENT
Site en limite de paroisse Oui Non
Proximité d'un cours d'eau ruisseau des Forges (affluent du Blavet)
Eléments économiques attestés
On trouve une grande quantité de minerai de fer, et une forêt sur place, expliquant
l'installation d'un haut fourneau attesté dès 1566 (ou 1440?) par les seigneurs de Rohan.
Situation Fond de vallée
Oui Non
Référence carte BRGM
S
EIGNEURIE ASSOCIÉE
:
HISTORIQUE
Toponyme Château des SallesCommune Sainte‐Brigitte
Voie ancienne à proximité Oui Non
Un document daté de 1125 indique que le vicomte Alain Ier de Rohan "accorde cette année‐là aux hommes de l'abbaye de Redon, demeurant à
Penret, l'exemption de l'obligation qu'ils devaient de garder le château avec les autres vassaux". Un acte de donation du vicomte Alain V en faveur
de l'abbaye de Bon‐Repos est daté de Penret en 1232. A la mort de Jean Ier de Rohan, en février 1396, sa veuve Jeanne de Navarre, garde la
châtellenie de Corlay, à l'exception du manoir de Penret qui revient à Alain VIII.
Le vicomte Jean II de Rohan le transforme à plusieurs reprises en une sorte de prison. Après avoir fait assassiner en novembre 1479, René de
Keradreux, qui a épousé sa soeur contre son gré, il y enferme Catherine de Rohan. Il y retient également sa propre fille, Anne de Rohan, qui veut
épouser le bâtard de la Maison de Gonzague. En juillet 1542, Louis de Rohan‐Guémené rédige son testament au château des Salles.
Ce château était considéré comme le centre féodal de la châtellenie de Gouarec, qui comprenait à l'origine : Plouray, Mellionnec, Plouguernevel,
Saint‐Gilles, Gouarec, Plélauff, Lescoët, Perret, Silfiac, Sainte‐Brigitte, Cléguérec partie nord, Saint‐Aignan et Saint‐Caradec‐Trégomel.
V
ESTIGES MAÇONNÉS
Occupation du sol
I
NTERVENTIONS
Nature et annéeFouilles récentes O
UI
N
ON
Fouilles anciennes O
UI
N
ON
Nature et année
Nature du mobilier
Relevé topographique Oui Non Date
Nombre de points
Intervenants
Présence Absence Mention
Localisation
Datation XIVe‐XVIIe
Description :
Les élévations encore nombreuses datent de la fin du Moyen Age. Rien ne semble antérieur au XIVe siècle.
Site associé à un miles Oui Non
Autre
Peuplement associé Oui Non Eventuellement
Distance
P
EUPLEMENT
Nature du peuplement
B
IBLIOGRAPHIE
Aucune source sur le château primitif des Salles de Penret.
L
ISTE DES ANNEXES ICONOGRAPHIQUES
‐ Localisation du site sur carte IGN 1/25000e
‐ Extrait du cadastre ancien (1835)
S
OURCES RELATIVES AU SITE ET À LA SEIGNEURIE
Toponyme Château des SallesCommune Sainte‐Brigitte
Carte de localisation (fond IGN 1/25000e)
Cadastre ancien (extrait)
Toponyme Château des SallesCommune Sainte‐Brigitte
II. Les sites conservés
1
Coet-ar-Houarn / Coz (Er) Castel Baud maison-forte ?
198,579
2334,229
103
2
Trégagnin Baud motte
196,891
2332,724
30
3
Cohcastel Bignan motte
215,48
2329,766
97
4
Bodinais Les Forges plate-forme
227,990
2348,952
63
5
Cravial Lignol motte
184,825
2353,477
133
6
Bodieu / Camp des Rouëts Mohon motte
238,425
2349,162
62
7
La Haye Pleugriffet motte
227,004
2343,038
110
8
Callac Plumelec motte
233,31
2324,503
86
9
Er Hastel /Bourgerel Le Castel Remungol motte
209,695
2341,262
76
10
Corboulo / Motten-Morvan Saint-Aignan motte
202,177
2366,263
98
11
Kerminisy Saint-Tugdual motte
176,868
2360,456
225
12
Kersallic Saint-Tugdual motte
175,235
2359,897
194
13
Govran Séglien motte
192,349
2358,624
177
Commune
B
AUD
Département 56 ‐ Morbihan
Canton Baud
Réf. carte IGN 1/25000
e
819 0 (1996)
Toponyme du site
Coet‐ar‐Houarn / Coz (Er) Castel
D
ONNÉES CARTOGRAPHIQUES ET CADASTRALES
N° d'entité archéologique
(Données PATRIARCHE)
56 010 0015
D
ONNÉES ADMINISTRATIVES
D
ONNÉES HISTORIQUES
V
ESTIGES
(
PARTIE FOSSOYÉE
)
‐‐
1
er
seigneur associé
‐‐
Site religieux associé
1
ère
mention de la paroisse/trêve
1259 (Arch. Abbaye de Lanvaux)
Oui Non
Seigneurie dépendante de
Comté de Porhoët / seigneurie de Baud ?
1
ère
mention du site
Cadastre ancien (napoléonien)
3 P 50/13
X = (198,579)
Section
K1
Y = (2334,229) Altitude moyenne= (103 m)
Année
1829
Parcelle(s) 314‐350 ?
Nature du site
motte ? maison forte ?
Etat de conservation
ensemble partiellement conser
Propriété privée
O
UI
N
ON
Fossés
non conservés
Basse‐cour
‐‐
Forme du tertre
quadrangulaire
Description :
Le site s'apparente aujourd'hui à une motte altérée, mais en réalité il pourrait davantage s'agir d'une plate‐forme assez peu élevée renfermant
les fondations très importantes d'un bâtiment. Le tertre mesure entre 2,5 mètres de haut au nord et 3,5 mètres au sud. Les douves autour de ce
tertre ne sont plus conservées. Les fondations du bâtiment, dégagées sur une hauteur de 3 mètres environ, font penser à un bâtiment emmoté,
et le fait que le mur dégagé en 1895 ne soit appareillé qu'à l'intérieur montre que le tertre a été élevé en même temps que le bâtiment.
Le cadastre ancien ne garde pas le souvenir de cette plate‐forme. Toutefois, les parcelles situées au nord‐ouest du lieu‐dit Coët‐ar‐Houarn
forment un ensemble elliptique qui aurait pu correspondre à la basse‐cour du site. Les parcelles situées au nord‐ouest notamment (314 à 319 et
330) pourraient correspondre à l'emplacement des talus de la basse‐cour, mais l'ensemble suit les courbes de niveaux naturelles, ce qui laisse
davantage penser que ce parcellaire est en grande partie le résultat de la topographie.
Le site est référence par la carte archéologique comme "construction médiévale".
Une mention de fouille ancienne (citée sur le site internet de la mairie de Baud) donne une datation grâce à une monnaie de Conan II (1030
‐1066), soit une datation XIe.
Pérennité de l'occupation :
Occupation antérieure
Attestée Inconnue
Nature
Date de prospection
avril 2011
Date de rédaction
septembre 2011
Identification du site
Vestiges
Mobilier
Texte(s)
Interprétation
Nature ManoirOccupation postérieure Attestée Inconnue
Site
en élévation attesté hypothétique
Nb de sites référencés sur la commune 2 (+1)
Superficie de la commune
48,09 km²
Coordonnées Lambert ‐ Système : Lambert II étendu
Cadastre : Section
ZK / ZM
Parcelle(s)
‐‐
Année
2010
Côte
Pour les trêves, paroisse de rattachement
T
OPOGRAPHIE ET ENVIRONNEMENT
Site en limite de paroisse Oui Non
Proximité d'un cours d'eau
Eléments économiques attestés
‐‐
Situation Plateau
Oui Non
Référence carte BRGM
S
EIGNEURIE ASSOCIÉE
:
HISTORIQUE
Toponyme Coet‐ar‐Houarn / Coz (Er) CastelCommune Baud
Voie ancienne à proximité Oui Non
Aucune seigneurie ne peut être associée à ce site. Notons simplement que vers 1130 un certain Tristan, seigneur de Baud, prend part à une
révolte du Baron de Vitré contre le duc de Bretagne Conan III. Il est impossible de savoir à quel site se rattache cette famille, la paroisse et les
environs de Baud recelant plusieurs sites de type motte ou maison‐forte.
Le réseau castral de la paroisse de Baud est d'autant plus important que les communes actuelles de Guénin, Saint‐Barthélémy et Camors (en
partie) appartenaient au territoire de Baud.
V
ESTIGES MAÇONNÉS
Occupation du sol
zone boisée
I
NTERVENTIONS
Nature et année
???
Fouilles récentes O
UI
N
ON
Fouilles anciennes O
UI
N
ON
Nature et année
vers 1895 par A. Martin
Nature du mobiliercéramique onctueuse, fers à cheval, armes, débris de meule.
Relevé topographique Oui Non Date
Nombre de points
Intervenants
Présence Absence Mention
Localisation
Dans le tertre
Datation
Description :
Les fouilles ont révélé la présence d'un bâtiment emmoté. Rectangulaire, il est formé d'un mur appareillé uniquement sur l'intérieur, sur une
hauteur de 3,5 mètres. Il mesure à l'intérieur 13,9 par 7,9 mètres. Les fondations s'enfoncent sur 3 mètres sous le niveau du tertre.
L'extérieur est cerné d'une levée de terre de 2 à 5 mètres d'épaisseur. Le bâtiment était dallé en pierres.
Site associé à un miles Oui Non
Autre
Peuplement associé Oui Non Eventuellement
Distance sur place
P
EUPLEMENT
Nature du peuplementhameau de Coët‐ar‐Houarn?
B
IBLIOGRAPHIE
Ancienne :
MARTIN, A. "Explorations archéologiques dans le Morbihan. Tumulus de Coët‐ar‐Houarn (bois de fer) près de Baud", dans Revue
archéologique, 3e série, t. XXVI, 1895, p. 56‐70
‐ CAYOT‐DELANDRE, François‐Marie. Le Morbihan, son histoire, ses monuments. Vannes, 1847 (réed. 1990), p. 403
GIOT, Pierre‐Roland. "L'extension de la céramique sericitique médiévale vers le Léon et le Trégor", dans Annales de Bretagne, vol. 65‐1, 1958,
p. 33‐35
Récente :
‐ AMIOT, Christophe. Lignages et châteaux en Bretagne avant 1350. Thèse dactylographiée, tome 1, Université de Rennes 2, 1999, p. 187
LE BADEZET, Nicolas. Mottes en enceintes du département du Morbihan (XIe‐XIIIe siècles). Mémoire de maîtrise, Université de Rennes 2, 2002,
p. 3
NAAS, Patrick. L'extrémité occidentale des landes de Lanvaux et la région de Baud. Inventaire archéologique et historique du peuplement du
Néolithique à la fin du Moyen Age. Mémoire de maîtrise d'histoire de l'art, Rennes 2, p. 158‐160
‐ SALC'H, C.‐L.. Dictionnaire des châteaux et fortifications du Moyen Age en France. Strasbourg. 1979, p. 110
L
ISTE DES ANNEXES ICONOGRAPHIQUES
‐ Localisation du site sur carte IGN 1/25000e
‐ Extrait du cadastre ancien (1829)
S
OURCES RELATIVES AU SITE ET À LA SEIGNEURIE
Toponyme Coet‐ar‐Houarn / Coz (Er) CastelCommune Baud
‐‐
Carte de localisation (fond IGN 1/25000e)
Cadastre ancien (extrait)
Toponyme Coet‐ar‐Houarn / Coz (Er) CastelCommune Baud
Commune
B
AUD
Département 56 ‐ Morbihan
Canton Baud
Réf. carte IGN 1/25000
e
820 E (1996)
Toponyme du site
Trégagnin
D
ONNÉES CARTOGRAPHIQUES ET CADASTRALES
N° d'entité archéologique
(Données PATRIARCHE)
56 010 0004
D
ONNÉES ADMINISTRATIVES
D
ONNÉES HISTORIQUES
V
ESTIGES
(
PARTIE FOSSOYÉE
)
‐‐
1
er
seigneur associé
‐‐
Site religieux associé
1
ère
mention de la paroisse/trêve
1259 (Arch. Abbaye de Lanvaux)
Oui Non
Seigneurie dépendante de
Comté de Porhoët / seigneurie de Baud ?
1
ère
mention du site
Cadastre ancien (napoléonien)
3 P 50/20
X = 196,891
Section
M1
Y = 2332,724 Altitude moyenne= 30 m
Année
1829
Parcelle(s) 5‐10
Nature du site
motte
Etat de conservation
en élévation
Propriété privée
O
UI
N
ON
Fossés
partiellement conservés
Basse‐cour
hypothétique
Forme du tertre
circulaire
Description :
La motte de Tréganin possède toutes les caractéristiques d'une petite motte : son diamètre avoisine les 35 mètres, pour une hauteur
conservée de 2,5 mètres environ. Ces dimensions modestes devaient être plus importantes à l'origine, d'autant plus que des fossés, aujourd'hui
comblés sont partiellement reconnaissables au nord.
Le site a été très endommagé semble t‐il. Il a servi tout au long du XXe siècle au moins d'aire de battage des blés, car le sommet du tertre est à
l'abri des crues de l'Evel, importantes et régulières avant l'installation de la voir rapide dans les années 1990. Cette activité a du considérablement
réduire la hauteur du tertre.
Sa situation géographique est aussi caractéristique des petits sites de fonds de vallée : la motte est située en zone basse mais à proximité
d'une confluence de l'Evel et d'un petit ruisseau, dominée au sud par un coteau faiblement marqué, culminant à 55 mètres d'altitude (le site se
trouvant à 30m NGF).
On peut observer sur le cadastre ancien la motte (parcelle 10), grossièrement circulaire (sauf au sud et au sud‐ouest), entourée de fossés
(parcelle 9) qui en sont pas indiqués en eau. Pourtant l'emplacement du site, à la même altitude que la confluence de l'Evel et du ruisseau de
Lambel, permet de penser qu'à l'origine les fossés étaient en eau.
Toute trace de basse‐cour est difficile à identifier, même si les parcelles 6 et 7 pourraient indiquer une structure grossièrement circulaire au
sud‐est de la motte.
Ce site n'a été mentionné que récemment.
Pérennité de l'occupation :
Occupation antérieure
Attestée Inconnue
Nature
Date de prospection
avril 2011
Date de rédaction
novembre 2011
Identification du site
Vestiges
Mobilier
Texte(s)
Interprétation
NatureOccupation postérieure Attestée Inconnue
Site
en élévation attesté hypothétique
Nb de sites référencés sur la commune 2 (+1)
Superficie de la commune
48,09 km²
Coordonnées Lambert ‐ Système : Lambert II étendu
Cadastre : Section
YP
Parcelle(s)
36
Année
2010
Côte
Pour les trêves, paroisse de rattachement
T
OPOGRAPHIE ET ENVIRONNEMENT
Site en limite de paroisse Oui Non
Proximité d'un cours d'eau confluence de l'Evel et d'un ruisseau
Eléments économiques attestés
‐‐
Situation Fond de vallée
Oui Non
Référence carte BRGM
S
EIGNEURIE ASSOCIÉE
:
HISTORIQUE
Toponyme TrégagninCommune Baud
Voie ancienne à proximité Oui Non
Aucune seigneurie ne peut être associée à ce site. Notons simplement que vers 1130 un certain Tristan, seigneur de Baud, prend part à une
révolte du Baron de Vitré contre le duc de Bretagne Conan III. Il est impossible de savoir à quel site se rattache cette famille, la paroisse et les
environs de Baud recelant plusieurs sites de type motte ou maison‐forte.
Le réseau castral de la paroisse de Baud est d'autant plus important que les communes actuelles de Guénin, Saint‐Barthélémy et Camors (en
partie) appartenaient au territoire de Baud.
V
ESTIGES MAÇONNÉS
Occupation du sol
jardin
I
NTERVENTIONS
Nature et annéeFouilles récentes O
UI
N
ON
Fouilles anciennes O
UI
N
ON
Nature et année
Nature du mobilier
Relevé topographique Oui Non Date
10 novembre 2011
Nombre de points
680 Intervenants L. Jeanneret (UHB), M. Lenouvel (UHB), T. Peres (UHB), O. Singer (UHB
Présence Absence Mention
Localisation
tertre
Datation ‐‐
Description :
Les locataires actuels du site nous ont indiqué la présence de structures maçonnées ou d'amas de pierre sur le flan nord du tertre. Aucune
autre indication ne permet de préciser la nature ou la datation de cet élément.
Site associé à un miles Oui Non
Autre
Peuplement associé Oui Non Eventuellement
Distance sur place
P
EUPLEMENT
Nature du peuplementhameau de Tréganin ?
B
IBLIOGRAPHIE
Récente :
LE BADEZET, Nicolas. Mottes en enceintes du département du Morbihan (XIe‐XIIIe siècles). Mémoire de maîtrise, Université de Rennes 2, 2002,
p. 5
L
ISTE DES ANNEXES ICONOGRAPHIQUES
‐ Localisation du site sur carte IGN 1/25000e
‐ Extrait du cadastre ancien (1829)
‐ Localisation du relevé topographique sur cadastre actuel
‐ Relevé topographique du site
‐ Relevé topographique du site anno
‐ Vues 3D du site
‐ Photographies du site
S
OURCES RELATIVES AU SITE ET À LA SEIGNEURIE
Toponyme TrégagninCommune Baud
Carte de localisation (fond IGN 1/25000e)
Cadastre ancien (extrait)
Toponyme TrégagninCommune Baud
Site : Tréganin
Commune : Baud (56, Morbihan)
Système de coordonnées : local
Matériel utilisé : Nikon-NPL 332, Trimble M3
Nombre de points : 680
Nombre de stations : 5
Relevé topographique
Alt. min : 24,69 m
Alt. max : 1m
Intervenants : L. Jeanneret (UHB),
M. Lenouvel (UHB), T. Peres (UHB), O. Singer (UHB)
Date : 10 novembre 2011
N
intervalle des courbes de niveaux : 0,1 mètre
60 70 80 90 100 110 120 130
480
490
500
510
520
530
540
Site : Tréganin
Commune : Baud (56, Morbihan)
Système de coordonnées : local
Matériel utilisé : Nikon-NPL 332, Trimble M3
Nombre de points : 680
Nombre de stations : 5
Relevé topographique
Alt. min : 24,69 m
Alt. max : 27,99 m
Intervenants : L. Jeanneret (UHB),
M. Lenouvel (UHB), T. Peres (UHB), O. Singer (UHB)
Date : 10 novembre 2011
N
intervalle des courbes de niveaux : 0,1 mètre
60 70 80 90 100 110 120 130
480
490
500
510
520
530
540
L’Evel
ruisseau du Lambet
Tréganin, Baud
Modélisation 3D
Vue du dessus
Vue du dessus
Vue du nord-est
Baud – Tréganin
Vue de la motte depuis l’ouest. L’Evel passe derrière la motte, à gauche.
Vue du flanc nord de la motte, depuis le nord-ouest. Un reste de fossé ( ?) est encore légèrement
discernable de ce côté.
Commune
B
IGNAN
Département 56 ‐ Morbihan
Canton Saint‐Jean‐Brévelay
Réf. carte IGN 1/25000
e
920 O (1996)
Toponyme du site
Cohcastel
D
ONNÉES CARTOGRAPHIQUES ET CADASTRALES
N° d'entité archéologique
(Données PATRIARCHE)
56 017 0028
D
ONNÉES ADMINISTRATIVES
D
ONNÉES HISTORIQUES
V
ESTIGES
(
PARTIE FOSSOYÉE
)
‐‐
1
er
seigneur associé
‐‐
Site religieux associé
1
ère
mention de la paroisse/trêve
Oui Non
Seigneurie dépendante de
(comté de Porhoët) (seigneurie de Lanvaux ?)
1
ère
mention du site
Cadastre ancien (napoléonien)
3 P 57/27
X = 215,480
Section
H2
Y = 2329,766 Altitude moyenne= 97 m
Année
1827
Parcelle(s) 254
Nature du site
motte
Etat de conservation
en élévation
Propriété privée
O
UI
N
ON
Fossés
partiellement conservés
Basse‐cour
‐‐
Forme du tertre
‐‐
Description :
Le site est placé dans une zone très marquée par le relief. Le dénivelé est de 100 mètres sur 700 mètres est‐ouest. Il est donc largement
dominé à l'est, mais il domine à l'ouest le ruisseau de Kerqueurh.
Le toponyme de Cohcastel (Vieux Château) est attaché à ce site qui était décrit dans la bibliographie comme une "enceinte en fer à cheval"
élevée en rebord de pente. Une visite sur le terrain, ainsi que le relevé topographique montre que ce site n'est pas une enceinte, mais bien une
motte dont le profil a été légèrement modifié au sud par l'aménagement d'un chemin. Sa hauteur ne dépasse pas 4 mètres, pour un diamètre de
23 mètres au sommet et de 33 mètres à la base. Cette motte, a été élevée en rebord de plateau, à l'extrémité d'une langue de terre dominant la
vallée du nord‐ouest au sud. Un fossé a été creusé vers le haut de la pente (nord/nord‐est) et la plate‐forme a été aménagée par surhaussement
du terrain vers l'ouest.
La motte n'apparaît pas sur les cadastres. La seule parcelle évocatrice est celle qui correspond au verger actuel, à l'ouest de la motte. Il est
possible d'y voir l'emplacement d'une ancienne basse‐cour liée à ce site, même si aucun point de franchissement du fossé n'est visible
aujourd'hui.
Ce site est également lié à un étang, situé 250 mètres au nord.
Aucune seigneurie n'est mentionnée en ce lieu. Le caractère aristocratique n'est indiqué que par la présence d'une fortification et d'un
toponyme évocateur.
Pérennité de l'occupation :
Occupation antérieure
Attestée Inconnue
Nature
Date de prospection
octobre 2011
Date de rédaction
novembre 2011
Identification du site
Vestiges
Mobilier
Texte(s)
Interprétation
NatureOccupation postérieure Attestée Inconnue
Site
en élévation attesté hypothétique
Nb de sites référencés sur la commune 1
Superficie de la commune
45,84 km²
Coordonnées Lambert ‐ Système : Lambert II étendu
Cadastre : Section
YO
Parcelle(s)
5b, 5c, 6
Année
2011
Côte
Pour les trêves, paroisse de rattachement
T
OPOGRAPHIE ET ENVIRONNEMENT
Site en limite de paroisse Oui Non
Proximité d'un cours d'eau ruisseau de Kerqueurh
Eléments économiques attestés
étang
Situation Rebord de plateau
Oui Non
Référence carte BRGM
S
EIGNEURIE ASSOCIÉE
:
HISTORIQUE
Toponyme CohcastelCommune Bignan
Voie ancienne à proximité Oui Non
Malgré le toponyme associé, aucune seigneurie n'est mentionnée à cet endroit.
V
ESTIGES MAÇONNÉS
Occupation du sol
I
NTERVENTIONS
Nature et annéeFouilles récentes O
UI
N
ON
Fouilles anciennes O
UI
N
ON
Nature et année
Nature du mobilier
Relevé topographique Oui Non Date
Nombre de points
Intervenants
Présence Absence Mention
Localisation
tertre
Datation inconnue
Description :
Le relevé topographique montre clairement la présence d'une structure quadrangulaire maçonnée au sommet du tertre. Cette structure n'est
pas datée, mais une partie dégagée au sud‐ouest montre qu'il s'gait d'un mur d'environ 80 cm de largeur, élevé en moyen appareil de schiste.
Site associé à un miles Oui Non
Autre
Peuplement associé Oui Non Eventuellement
Distance
P
EUPLEMENT
Nature du peuplement
B
IBLIOGRAPHIE
Ancienne :
‐ MAHE, Joseph. Essai sur les antiquités du département du Mobihan. Vannes, imp. Galles, 1825, p. 153
Récente :
LE BADEZET, Nicolas. Mottes en enceintes du département du Morbihan (XIe‐XIIIe siècles). Mémoire de maîtrise, Université de Rennes 2, 2002,
p. 8
L
ISTE DES ANNEXES ICONOGRAPHIQUES
‐ Localisation du site sur carte IGN 1/25000e
‐ Extrait du cadastre ancien (1827)
‐ Localisation du relevé topographique sur cadastre actuel
‐ Relevé topographique du site
‐ Relevé topographique du site anno
‐ Vues 3D du site
‐ Photographies du site
S
OURCES RELATIVES AU SITE ET À LA SEIGNEURIE
Toponyme CohcastelCommune Bignan
‐‐
Carte de localisation (fond IGN 1/25000e)
Cadastre ancien (extrait)
Toponyme CohcastelCommune Bignan
Site : Cohcastel
Commune : Bignan (56, Morbihan)
Système de coordonnées : local
Matériel utilisé : Nikon-NPL 332, Trimble M3
Nombre de points : 1030
Nombre de stations : 10
Relevé topographique
Alt. min : 79,55 m Alt. max : 104,56 m
Intervenants : L. Jeanneret (UHB),
M. Lenouvel (UHB), T. Peres (UHB), O. Singer (UHB)
Date : 7-9 novembre 2011
N
intervalle des courbes de niveaux : 0,1 mètre
950 960 970 980 990 1000 1010 1020 1030
4980
4990
5000
5010
5020
5030
5040
5050
Site : Cohcastel
Commune : Bignan (56, Morbihan)
Système de coordonnées : local
Matériel utilisé : Nikon-NPL 332, Trimble M3
Nombre de points : 1030
Nombre de stations : 10
Relevé topographique
Alt. min : 79,55 m Alt. max : 104,56 m
Intervenants : L. Jeanneret (UHB),
M. Lenouvel (UHB), T. Peres (UHB), O. Singer (UHB)
Date : 7-9 novembre 2011
N
intervalle des courbes de niveaux : 0,1 mètre
950 960 970 980 990 1000 1010 1020 1030
4980
4990
5000
5010
5020
5030
5040
5050
vers cours d’eau
et moulin
plateau
plateau
maçonnerie
dégagée
emprise bâtiment
basse-cour ?
e
m
p
r
i
s
e
m
o
t
t
e
?
Cohcastel, Bignan
Modélisation 3D
Vue du dessus
Vue du nord
Vue du nord-ouest
Bignan - Cohcastel
Vue de la plate-forme de la motte depuis le nord-est. La partie plane correspond à l’espace interne
du bâtiment carré.
Vue du fossé séparant la motte (à droite) de la basse-cour ( ?) à gauche depuis le nord.
Partie de maçonnerie dégagée à l’ouest de la motte. L’appareillage est peu discernable mais semble
être de schiste.
Commune
L
ES
F
ORGES
Département 56 ‐ Morbihan
Canton Josselin
Réf. carte IGN 1/25000
e
919 E (1996)
Toponyme du site
Bodinais
D
ONNÉES CARTOGRAPHIQUES ET CADASTRALES
N° d'entité archéologique
(Données PATRIARCHE)
‐‐
D
ONNÉES ADMINISTRATIVES
D
ONNÉES HISTORIQUES
V
ESTIGES
(
PARTIE FOSSOYÉE
)
‐‐
1
er
seigneur associé
‐‐
Site religieux associé
1
ère
mention de la paroisse/trêve
Oui Non
Seigneurie dépendante de
(Porhoët)
1
ère
mention du site
Cadastre ancien (napoléonien)
3 P 156/2
X = 227,990
Section
A
Y = 2348,952 Altitude moyenne= 63 m
Année
1830
Parcelle(s) 112, 113
Nature du site
plate-forme
Etat de conservation
ensemble partiellement conser
Propriété privée
O
UI
N
ON
Fossés
partiellement conservés
Basse‐cour
‐‐
Forme du tertre
‐‐
Description :
Cette plate‐forme est indiquée comme "Ancien camp romain" sur la carte IGN au 1/25000e. Elle se présente comme un ensemble circulaire de
80 mètres sur 90 mètres de diamètre, entourée de fossés de 10 à 13 mètres de largeur à l'ouverture. Ces fossés atteignent 8 mètres de
profondeur à l'ouest (côté canal), 5 mètres au nord et 3 à 4 mètres de profondeur côté plateau (est et sud).
L'entrée, qui se fait au nord, est protégée par un talus au nord, mais toute défense a disparu au sud (zone de pâture).
La plate‐forme est très vaste, puisque la surface enclose atteint 5000 m², mais aucune structure n'apparaît. Seul un bourrelet périphérique se
dégage, ainsi qu'une légère prééminence au centre. Aucune trace de construction n'est visible.
Les rebords de fossés montrent une structure interne faite de terre argileuse et de débris de schiste.
Le site est implanté en fond de vallée, à proximité du cours d'eau (Le Lié), relativement important et en partie canalisé au pied du site pour
alimenter les forges modernes. La mise en eau des fossés n'est donc pas possible.
Le cadastre ancien indique "ruines du château de Bodinais", indice que ce site était encore considéré au XIXe siècle comme une structure
castrale médiévale et non comme un camp romain.
La nature exacte et l'organisation interne de ce site restent toutefois encore à déterminer précisément. Un fragment de col retrouvé sur les
pentes de la plate‐forme indique sans doute une occupation à la fin du Moyen Age.
A noter qu'à quelques centaines de mètres au sud‐est, dans la forêt des Forges, trois autres "Camps romains" sont indiqués sur les cartes IGN.
Ces sites restent à prospecter.
Pérennité de l'occupation :
Occupation antérieure
Attestée Inconnue
Nature
Date de prospection
septembre 2011
Date de rédaction
novembre 2011
Identification du site
Vestiges
Mobilier
Texte(s)
Interprétation
Nature AbandonOccupation postérieure Attestée Inconnue
Site
en élévation attesté hypothétique
Nb de sites référencés sur la commune 1
Superficie de la commune
52,53 km²
Coordonnées Lambert ‐ Système : Lambert II étendu
Cadastre : Section
Z1
Parcelle(s)
37 b et c, 38 b et c
Année
2010
Côte
Pour les trêves, paroisse de rattachement
T
OPOGRAPHIE ET ENVIRONNEMENT
Site en limite de paroisse Oui Non
Proximité d'un cours d'eau Le Lié
Eléments économiques attestés
Situation Fond de vallée
Oui Non
Référence carte BRGM
S
EIGNEURIE ASSOCIÉE
:
HISTORIQUE
Toponyme BodinaisCommune Les Forges
Voie ancienne à proximité Oui Non
Aucune seigneurie n'est associée à ce site. Toutefois la description que fait H. Frotier de la Messelière d'une enceinte ovalaire située à 1 km au
sud du manoir de la Ville‐Jégu et qui serait l'emplacement primitif de ce château , semble montrer d'après la morphologie de la Bodinais qu'il
rapprochait ces deux sites. Aucun texte ne vient toutefois le prouver.
V
ESTIGES MAÇONNÉS
Occupation du sol
boisé / pâture
I
NTERVENTIONS
Nature et annéeFouilles récentes O
UI
N
ON
Fouilles anciennes O
UI
N
ON
Nature et année
Nature du mobilier
Relevé topographique Oui Non Date
30‐31 octobre 2011
Nombre de points
2034 Intervenants M. Guillon (UHB), E. Pichon (LAHM), L. Jeanneret (UHB), R. Jonvel (UPJV)
Présence Absence Mention
Localisation
Datation
Description :
Site associé à un miles Oui Non
Autre
Peuplement associé Oui Non Eventuellement
Distance
P
EUPLEMENT
Nature du peuplement
B
IBLIOGRAPHIE
‐‐
L
ISTE DES ANNEXES ICONOGRAPHIQUES
‐ Localisation du site sur carte IGN 1/25000e
‐ Extrait du cadastre ancien (1830)
‐ Localisation du relevé topographique sur cadastre actuel
‐ Relevé topographique du site
‐ Relevé topographique du site anno
‐ Vues 3D du site
S
OURCES RELATIVES AU SITE ET À LA SEIGNEURIE
Toponyme BodinaisCommune Les Forges
Carte de localisation (fond IGN 1/25000e)
Cadastre ancien (extrait)
Toponyme BodinaisCommune Les Forges
Vue aérienne / Source : Géoportail
Site : Bodinais
Commune : Les Forges (56, Morbihan)
Système de coordonnées : local
Matériel utilisé : Tachéomètre Leica 307, Trimble M3
Nombre de points : 2034
Nombre de stations : 17
Relevé topographique
Alt. min : 55,59 m Alt. max : 67,75 m
Intervenants : M. Guillon (UHB), E. Pichon (LAHM),
L. Jeanneret (UHB), R. Jonvel (UPJV)
Date : 30-31 octobre 2011
20 40 60 80 100 120
400
420
440
460
480
500
520
N
intervalle des courbes de niveaux : 0,2 mètre
20 40 60 80 100 120
400
420
440
460
480
500
520
Lié
accès
Site : Bodinais
Commune : Les Forges (56, Morbihan)
Système de coordonnées : local
Matériel utilisé : Tachéomètre Leica 307, Trimble M3
Nombre de points : 2034
Nombre de stations : 17
Relevé topographique
Alt. min : 55,59 m Alt. max : 67,75 m
Intervenants : M. Guillon (UHB), E. Pichon (LAHM),
L. Jeanneret (UHB), R. Jonvel (UPJV)
Date : 30-31 octobre 2011
N
intervalle des courbes de niveaux : 0,2 mètre
Bodinais, Les Forges
Modélisation 3D
Vue du dessus
Vue de l’ouest
Vue du nord
Commune
L
IGNOL
Département 56 ‐ Morbihan
Canton Guéméné‐sur‐Scorff
Réf. carte IGN 1/25000
e
819 O (1996)
Toponyme du site
Cravial
D
ONNÉES CARTOGRAPHIQUES ET CADASTRALES
N° d'entité archéologique
(Données PATRIARCHE)
‐‐
D
ONNÉES ADMINISTRATIVES
D
ONNÉES HISTORIQUES
V
ESTIGES
(
PARTIE FOSSOYÉE
)
‐‐
1
er
seigneur associé
‐‐
Site religieux associé
1
ère
mention de la paroisse/trêve
Oui Non chapelle moderne
Seigneurie dépendante de
seigneurie de Guémené
1
ère
mention du site
Cadastre ancien (napoléonien)
3 P 158/13
X = 184,796
Section
D1
Y = 2353,326 Altitude moyenne= 135 m
Année
1842
Parcelle(s) 7
Nature du site
motte
Etat de conservation
ensemble partiellement conservé
Propriété privée
O
UI
N
ON
Fossés
partiellement conservés
Basse‐cour
‐‐
Forme du tertre
circulaire
Description :
Le site domine largement (d'une vingtaine de mètres) un coude du Scorff. Situé sur un éperon assez large, il est encore protégé au nord et à
l'est par des fossés. Toutefois, la partie sud du site a été largement remaniée par l'installation d'un manoir puis du parc du château au XXe siècle.
De même, au nord‐ouest, l'installation d'une dépendance du manoir et d'un corps de ferme ont gommé les traces de fortification.
Aucune basse‐cour n'est reconnaissable, les ensembles parcellaires ayant été remodelé par les installations postérieures. Seule la motte est
donc conservée, avec une hauteur de 7 mètres en moyenne. Elle est en partie endommagée au nord, sans doute par une fouille. Aucun vestige
n'est visible.
Le site a été en partie endommagé par des fouilles menées par l'un des propriétaires, mais son élévation est encore bien conservée. Son
sommet présente une plate‐forme de 28 à 30 mètres de diamètre, ainsi que des traces d'un bâtiment quadrangulaire (indication N. Le Badézet).
Le 28 juin 1280, Ranou de Beaumer, qui vient d'hériter des biens de son frère Robert, cède à son frère puîné Thomas, la terre "de Craviar... et
toutes les appartenances". La seigneurie est donc déjà existante dans la seconde moitié du XIIIe siècle.
Le château de Cravial a été reconstruit en 1905, mais un manoir appartenant au XVe siècle à la famille des Rohan‐Guéméné, a du prendre la
suite de la motte.
Un four à pain était mentionné à l'époque moderne.
Pérennité de l'occupation :
Occupation antérieure
Attestée Inconnue
Nature stèle âge du fer
Date de prospection
septembre 2011
Date de rédaction
novembre 2011
Identification du site
Vestiges
Mobilier
Texte(s)
Interprétation
Nature ManoirOccupation postérieure Attestée Inconnue
Site
en élévation attesté hypothétique
Nb de sites référencés sur la commune 1
Superficie de la commune
38,43 km²
Coordonnées Lambert ‐ Système : Lambert II étendu
Cadastre : Section
D
Parcelle(s)
83
Année
2011
Côte
Pour les trêves, paroisse de rattachement
T
OPOGRAPHIE ET ENVIRONNEMENT
Site en limite de paroisse Oui Non
Proximité d'un cours d'eau Scorff
Eléments économiques attestés
(four à pain ?)
Situation Promontoire
Oui Non
Référence carte BRGM
S
EIGNEURIE ASSOCIÉE
:
HISTORIQUE
Toponyme CravialCommune Lignol
Voie ancienne à proximité Oui Non
La seigneurie de Cravial est connue dès le XIIIe siècle. Elle appartient alors à la famille de Beaumer, dont Ranou de Beaumer, cité en 1280,
lorsqu'il hérite entre autres de cette seigneurie et la donne à son frère puîné Thomas la terre "de Craviar... et toutes les appartenances".
En 1380, le propriétaire est Bouchard de Vendôme, dont le duc de Bretagne, Jean VI confisque les biens. Par la suite le duc de Bretagne donne
Lignol et le château de Cravial à Jean Ier de Rohan qui les transmet par héritage à son fils Charles de Rohan‐Guémené, en 1384. A partir de cette
date le site reste possession de la famille de Rohan‐Guéméné jusqu'à la Révolution.
V
ESTIGES MAÇONNÉS
Occupation du sol
zone boisée
I
NTERVENTIONS
Nature et annéeFouilles récentes O
UI
N
ON
Fouilles anciennes O
UI
N
ON
Nature et année
Nature du mobilier
Relevé topographique Oui Non Date
1er novembre 2011
Nombre de points
800 Intervenants M. Guillon (UHB), E. Pichon (LAHM), I. Brunie (UHB),L. Jeanneret (UHB),
R. Jonvel (UPJV)
Présence Absence Mention
Localisation
plate‐forme
Datation
Description :
Les traces d'un bâtiment quadrangulaire sont signalées par N. Le Badézet sur ce site. Nous n'en avons observé aucune trace lors du relevé
topographique.
Site associé à un miles Oui Non
Autre
Peuplement associé Oui Non Eventuellement
Distance
P
EUPLEMENT
Nature du peuplement
B
IBLIOGRAPHIE
Ancienne :
‐ HALGOUET, Henri du. "Le Guéméné", dans Association Bretonne, Tome XXXVII, 1925, p. 2
Récente :
‐ BERTRAND, Roger. "Deux années de prospection inventaire dans l'ouest du Morbihan et le sud Finistère", B.S.H.A.P.L., 1993, p. 28
LE BADEZET, Nicolas. Mottes en enceintes du département du Morbihan (XIe‐XIIIe siècles). Mémoire de maîtrise, Université de Rennes 2, 2002,
p. 93
PESNEL, Louis. Les mottes castrales et les enceintes circulaires du Morbihan occidental. XIe‐XIIIe siècles. Mémoire de maîtrise, université de
Bretagne Occidentale, Brest, 1993, p. 69
L
ISTE DES ANNEXES ICONOGRAPHIQUES
‐ Localisation du site sur carte IGN 1/25000e
‐ Extrait du cadastre ancien (1842)
‐ Localisation du relevé topographique sur cadastre actuel
‐ Relevé topographique du site
‐ Relevé topographique du site anno
‐ Vues 3D du site
‐ Photographies du site
S
OURCES RELATIVES AU SITE ET À LA SEIGNEURIE
Toponyme CravialCommune Lignol
Carte de localisation (fond IGN 1/25000e)
Cadastre ancien (extrait)
Toponyme CravialCommune Lignol
Site : Cravial
Commune : Lignol (56, Morbihan)
Système de coordonnées : local
Matériel utilisé : Tachéomètre Leica 307, Trimble M3
Nombre de points : 800
Nombre de stations : 11
Relevé topographique
Alt. min : 126,29 m Alt. max : 135,20 m
Intervenants : M. Guillon (UHB), E. Pichon (LAHM),
I. Brunie (UHB),L. Jeanneret (UHB), R. Jonvel (UPJV)
Date : 1 novembre 2011
N
intervalle des courbes de niveaux : 0,2 mètre
80 85 90 95 100 105 110 115 120
485
490
495
500
505
510
515
520
525
530
bâtiment
moderne
parc château
Site : Cravial
Commune : Lignol (56, Morbihan)
Système de coordonnées : local
Matériel utilisé : Tachéomètre Leica 307, Trimble M3
Nombre de points : 800
Nombre de stations : 11
Relevé topographique
Alt. min : 126,29 m Alt. max : 135,20 m
Intervenants : M. Guillon (UHB), E. Pichon (LAHM),
I. Brunie (UHB),L. Jeanneret (UHB), R. Jonvel (UPJV)
Date : 1 novembre 2011
N
intervalle des courbes de niveaux : 0,2 mètre
80 85 90 95 100 105 110 115 120
485
490
495
500
505
510
515
520
525
530
Cravial, Lignol
Modélisation 3D
Vue du dessus
Vue du nord
Vue du sud-ouest
Lignol – Cravial
Vue de la motte depuis le sud-est.
Vue du fossé nord-est avec la contrescarpe conservée. La motte se trouve à gauche.
Site actuel de Cravial vu de l’est. Le château est une construction de 1905. La motte se trouve dans le
bosquet à droite.
Commune
M
OHON
Département 56 ‐ Morbihan
Canton La Trinité‐Porhoët
Réf. carte IGN 1/25000
e
1019 O (1997)
Toponyme du site
Bodieu / Camps des Rouëts
D
ONNÉES CARTOGRAPHIQUES ET CADASTRALES
N° d'entité archéologique
(Données PATRIARCHE)
56 134 0001
D
ONNÉES ADMINISTRATIVES
D
ONNÉES HISTORIQUES
V
ESTIGES
(
PARTIE FOSSOYÉE
)
1163
1
er
seigneur associé
vers 1199, Roger de la Zouche, cadet de Prohoët
Site religieux associé
1
ère
mention de la paroisse/trêve
Oui Non prieuré de Bodieuc cité vers 1199.
Seigneurie dépendante de
comté de Porhoët, puis vicomté de Rohan (vers 1199)
1
ère
mention du site
Cadastre ancien (napoléonien)
3 P 181/16
X = 238,425
Section
G3
Y = 2349,162 Altitude moyenne= 62 m
Année
s.d.
Parcelle(s) 1969‐2039, 2038, 2039
Nature du site
motte, enceinte
Etat de conservation
ensemble partiellement conservé
Propriété privée
O
UI
N
ON
Fossés
partiellement conservés
Basse‐cour
partiellement conservée
Forme du tertre
circulaire
Description :
Le site dit du "Camps des Rouëts" est situé à 1300 mètres au sud du village de Mohon. Il s'implante à proximité d'un cours d'eau, Le Ninian et à
la lisière de la forêt de Lanouée. Cette implantation est peut‐être à relier à la présence de cette forêt (pour sa mise en valeur peut‐être).
Le site a fait l'objet de plusieurs études et d'une mise en valeur par le Conseil Général du Morbihan, propriétaire de l'ensemble fossoyé. Les
études anciennes l'ont souvent attribué à des époques antérieures, antiquité ou haut Moyen Age, mais les sondages effectués sur le site n'ont
révélés que du mobilier postérieur au XIIIe siècle.
La morphologie du tertre (motte) est assez atypique. Peut‐être a t‐elle été perturbée : son élévation (3 à 4 mètres) est assez réduite comparé à
sa superficie et aux descriptions anciennes qui ont été faites (donnant jusqu'à 7 mètres de hauteur avec des douves conservées). Sa forme n'est
pas parfaitement circulaire. C'est pour ces raison que la motte apparaît comme relativement altéré. En revanche, à l'exception de la partie nord,
aucune trace de fossé et de contrescarpe n'est aujourd'hui visible sur le terrain. La description faite anciennement pourrait être erronée.
L'enceinte au sud de ce tertre est mieux conservée et reste entourée d'un fossé, aménagé depuis en chemin creux. Ce fossé est très
impressionnant et cette partie du site est beaucoup mieux défendue que le tertre. L'enceinte est ainsi entourée d'un fossé très abrupt atteignant
8 mètres de profondeur, pour une largeur d'une quinzaine de mètres. L'intérieur de l'enceinte est circonscrit par un talus conservé seulement sur
une hauteur de 1 à 2 mètres. Le "tertre" signalé dans cette enceinte dans la bibliographie, n'est plus visible aujourd'hui. Seuls quelques
microreliefs impossibles à interpréter sont encore visible. Au sud de l'ensemble, une brèche ouverte dans le talus pourrait correspondre à un
accès ou à un aménagement. L'accès se fait actuellement par l'angle nord‐ouest par une brèche dans le talus et par une rampe barrant le fossé. La
datation de cet accès est impossible.
Il s'agit sans doute d'une résidence médiévale, liée à un petit bourg et surtout à un prieuré qui est cité vers 1199 sous le nom de prieuré de
Bodieuc, implanté dans la basse‐cour de cet ensemble (parcelles 2026‐2029). Un ensemble fossoyé, encore partiellement visible côté route (au
nord) circonscrit à la fois la motte et le prieuré. Ce talus est conservé sur 1 à 2 mètres de hauteur.
Dans l'aveu de Porhoët de 1462 le site est qualif de vieil chasteau et motte de Bodieu, cernés de douves. Mais il est également qualifié de
manerium de Bodiec dans un acte de 1221. La nature primitive du site est donc difficile à définir et ces termes paraissent ambigus. L'ensemble
fortif ne se trouve donc pas en position défensive, mais correspond à une implantation seigneuriale liée à une grande famille, celle des comtes
de Porhoët avec une volonté importante de fixer l'habitat, qui s'est implanté au nord‐ouest du site, peut être en même temps que le prieuré.
Pérennité de l'occupation :
Occupation antérieure
Attestée Inconnue
Nature
Date de prospection
avril 2011
Date de rédaction
novembre 2011
Identification du site
Vestiges
Mobilier
Texte(s)
Interprétation
Nature ManoirOccupation postérieure Attestée Inconnue
Site
en élévation attesté hypothétique
Nb de sites référencés sur la commune 1
Superficie de la commune
37,83 km²
Coordonnées Lambert ‐ Système : Lambert II étendu
Cadastre : Section
G
Parcelle(s)Année
2011
Côte
Pour les trêves, paroisse de rattachement
T
OPOGRAPHIE ET ENVIRONNEMENT
Site en limite de paroisse Oui Non
Proximité d'un cours d'eau Rivière Le Ninian
Eléments économiques attestés
(proximité de la forêt de Lanouée)
Situation plateau
Oui Non
Référence carte BRGM
S
EIGNEURIE ASSOCIÉE
:
HISTORIQUE
Toponyme Bodieu / Camps des RouëtsCommune Mohon
Voie ancienne à proximité Oui Non
Le site est connu des textes depuis 1163. Mais c'est en 1199 qu'apparaît un nom associé à celui‐ci : Roger de la Zouche, cadet des comtes de
Porhoët (DM, I, 783). A cette date il échange Bodieuc avec le vicomte de Rohan. contre des terres en Angleterre.
Son origine pourrait être plus ancienne. En effet dès la fin du Xe siècle Guethénoc, ancêtre des Porhoët, possède des bien dans la paroisse de
Mohon. Il pourrait s'agir de l'implantation originelle des Porhoët avant leur déplacement à Josselin à la fin du XIe siècle.
En 1201, un Guillaume de Bodieuc (Willelmus de Badioc) est cité comme témoin d'un acte concernant Eudon de Porhoët (DM, I, 793). Mais il
pourrait s'agir à cette date d'un religieux du prieuré.
En 1221 le manoir de Bodiec est toujours aux mains des vicomtes de Rohan (CM, n°254).
Il apparaît enfin dans l'aveu de Porhoët de 1462, étant revenus dans les mains des Porhoët.
V
ESTIGES MAÇONNÉS
Occupation du sol
zone boisée et partiellement lôtie
I
NTERVENTIONS
Nature et année
1977, fouille préventive
Fouilles récentes O
UI
N
ON
Fouilles anciennes O
UI
N
ON
Nature et année
Nature du mobilier
Relevé topographique Oui Non Date
21‐26 octobre 2011
Nombre de points
7855 Intervenants L. Jeanneret (UHB), R. Jonvel (UPJV)
Présence Absence Mention
Localisation
Datation
Description :
Le site, qualifié de manoir dès le XIIIe siècle, doit conserver des vestiges de construction médiéval, soit au niveau du tertre soit au niveau des
bâtiments postérieurs.
Le prieuré a également du laisser des vestiges antérieurs à la fin du XIIIe siècle.
Site associé à un miles Oui Non
Autre
comte de Porhoët
Peuplement associé Oui Non Eventuellement
Distance 100 m, bourg de Bodieu (lié au prieuré?)
P
EUPLEMENT
Nature du peuplementLe bourg de Bodieu est au XIXe siècle aussi important que celui de Mohon. Sur le cadastre ancien,
seules quelques maisons apparaissent à l'emplacement des fossés.
B
IBLIOGRAPHIE
Ancienne :
‐ CAYOT‐DELANDRE, François‐Marie. Le Morbihan, son histoire, ses monuments. Vannes, 1847 (réed. 1990), p. 337‐338
‐ FOUQUET, A. note dans Association bretonne, tome V, 1854, p. 28
LE MENE, Joseph‐Marie. Histoire archéologique, féodale et religieuse des paroisses du diocèse de Vannes, tome 1, 1891, p. 547
Récente :
‐ AMIOT, Christophe. Lignages et châteaux en Bretagne avant 1350, Tome 1, Thèse dactylographiée, Université de Rennes 2, 1999, p. 158‐159.
GUILLOTEL, Hervé. "De la vicomté de Rennes à la vicomté de Porhoët (fin du Xe siècle ‐ milieu du XIIe siècle)", dans MSHAB, tome LXXIII, 1995,
p. 9.
‐ JONES, Mickaël et al. "The seigneurial domestic buildings of Brittany : a provisional assessment", p. 107, note 27.
LE BADEZET, Nicolas. Mottes en enceintes du département du Morbihan (XIe‐XIIIe siècles). Mémoire de maîtrise, Université de Rennes 2, 2002,
p. 62.
‐ SALC'H, C.‐L.. Dictionnaire des châteaux et fortifications du Moyen Age en France. Strasbourg. 1979, p. 761.
‐ Rapport de fouille préventive, SRA Bretagne, 1977.
L
ISTE DES ANNEXES ICONOGRAPHIQUES
‐ Carte de localisation
‐ Extrait du cadastre ancien ()
‐ Localisation du relevé topographique sur cadastre actuel
‐ Relevé topographique du site
‐ Relevé topographique du site anno
‐ Vues 3D du site
‐ Photographies du site
S
OURCES RELATIVES AU SITE ET À LA SEIGNEURIE
Toponyme Bodieu / Camps des RouëtsCommune Mohon
‐ Dom Morice, Preuves, I, 783, mention de 1199
Rosenzweig, Cartulaire du Morbihan, n°254 pour la mention de 1221, et n°726 pour la mention de 1462 (ds BSPM, t. 77, 1938 pour la 2nde
mention)
Carte de localisation (fond IGN 1/25000e)
Cadastre ancien (extrait)
Toponyme Bodieu / Camps des RouëtsCommune Mohon
Cliché Maurice Gauthier, 1978 (?)
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Site : Bodieu / Camp des Rouëts
Commune : Mohon (56, Morbihan)
Système de coordonnées : local
Matériel utilisé : Tachéomètre Laser Leica 307, tachéomètre Nikon
Nombre de points : 7855
Nombre de stations : 42
Relevé topographique
Supercie (2D) : 39473 m²
Alt. min : 54,3 m Alt. max : 63,15 m
Intervenants : L. Jeanneret (UHB), R. Jonvel (UPJV)
Date : 21-26 octobre 2011
N
0
50 m
manoir prioral
métairie
chapelle
Mohon - Bodieu
Vue du prieuré, façade sud. La partie gauche de l’édifice est totalement reprise.
Vue de la motte depuis l’ouest. Aucun fossé n’est ici discernable.
Vue de la motte depuis le sud. A gauche, le prieuré.
Vue du talus nord de la petite enceinte depuis la motte (vue du nord).
Fossé de la « petite enceinte ». Angle nord-est vu du nord.
Fossé ouest de la « petite enceinte » vu du sud.
Vue de la basse-cour de la « petite enceinte ». Au fond, le talus ouest, à droite l’accès actuel à la
basse-cour.